Suite à l’inflation, les députés s’octroient une augmentation de 305 euros par mois
Ce mercredi 24 janvier, tous les groupes de l'Assemblée nationale ont pris une décision, à l'exception de LFI qui s'est abstenue. Quelle sera la conséquence de cette abstention pour LFI ?
TL;DR
- L’Assemblée nationale augmente l’AFM des députés.
- La hausse est de 305 euros, justifiée par l’inflation.
- L’AFM couvre certaines dépenses liées au mandat des députés.
Augmentation de l’Avance sur Frais de Mandat des députés
En date du 24 janvier, une résolution surprenante a été adoptée par le bureau de l’Assemblée nationale : accroître de plus de 300 euros mensuels l’avance des frais de mandat (AFM) octroyée aux députés. Une décision qui a été prise en considération de la conjoncture actuelle, selon un compte rendu disponible sur le site officiel du Palais Bourbon.
L’inflation, une justification principale
La raison majeure évoquée pour cette augmentation est l’inflation. Plus précisément, l’objectif est de « faire face à l’impact de l’inflation sur les charges professionnelles », d’après le compte rendu de la réunion au cours de laquelle cette décision a été prise. L’ensemble des groupes du bureau de l’Assemblée a voté en faveur de cette résolution, à l’exception de La France Insoumise (LFI) qui a préféré s’abstenir.
Une hausse de 305 euros
Avec cette hausse, l’AFM passe de 5645 à 5950 euros par mois. Ce montant s’ajoute aux salaires des députés qui s’élèvent à 7 637 euros bruts par mois. Par ailleurs, cette avance a été élargie pour inclure la prise en charge de la garde d’enfants, sous réserve que les députés ne demandent pas de déductions fiscales correspondantes.
La couverture de l’AFM
Instaurée en 2018, l’AFM vise à couvrir diverses dépenses liées à l’exécution du mandat des députés qui ne sont pas directement prises en charge ou remboursées par l’Assemblée. Ces dépenses incluent le loyer d’un bureau permanent, les frais de déplacement, certains frais d’hébergement ainsi que des dépenses de représentation. Il convient de souligner que ces dépenses sont contrôlées : tout montant non utilisé doit être remboursé à l’Assemblée nationale.
