Quel avenir Gabriel Attal prévoit-il pour les agriculteurs? Décryptage de son message sur la GNR et la simplification
Afin d'apaiser les inquiétudes des agriculteurs, Gabriel Attal a fait plusieurs annonces, dont la simplification de certaines procédures et la révision de la hausse du GNR. Est-ce que ces mesures seront suffisantes?
TL;DR
- Le Premier ministre Gabriel Attal répond à la crise agricole.
- Annonce des mesures de simplification et suppression de la taxe GNR.
- Questions restantes concernant les accords de libre-échange.
La réaction du Premier ministre face à la crise agricole
Dans une période marquée par un malaise agricole, le Premier ministre Gabriel Attal a pris la parole le 26 janvier 2024. Confronté à sa première crise en tant que locataire de Matignon, il a cherché à apporter des réponses concrètes à la colère des agriculteurs, exprimée à travers des blocages et manifestations à travers tout le pays.
Des mesures concrètes annoncées
Choisissant la Haute-Garonne, point de départ du mouvement, pour ses annonces, Gabriel Attal a été entouré d’une quarantaine d’agriculteurs. Dévoilant des mesures visant à « apporter une vision et une méthode », selon les termes de Matignon, il a initié un programme de travail précis, comprenant plusieurs mesures devant être mis en place avant le début du salon de l’agriculture le 24 février 2024.
Un travail de simplification
La volonté de « mettre l’agriculture au-dessus de tout », selon les mots du Premier ministre, se traduit par des mesures visant à libérer le travail des agriculteurs. « Un travail s’engage pour déboucher sur une simplification ambitieuse. » a déclaré Matignon. Parmi ces mesures, on compte la mutualisation de contrôles, davantage de contrôles pour faire respecter la loi EGalim, et un fonds d’urgence pour les maladies bovines.
De plus, la hausse de la taxe sur le GNR est supprimée, y compris celle prévue pour 2024, avec une remise sur le TICPE directement appliquée sur la facture, éliminant ainsi la nécessité d’avancer les frais.
Des questions restent sans réponses
Malgré ces annonces, certaines questions restent en suspens, notamment concernant les accords de libre-échange. Aucune mention n’a été faite du traité signé avec la Nouvelle-Zélande, bien que le Premier ministre ait affirmé l’opposition de la France à l’accord commercial entre l’UE et le Mercosur.
La colère des agriculteurs sera-t-elle apaisée par ces mesures ? Les syndicats agricoles, tels que la FNSEA, les Jeunes agriculteurs, la Confédération paysanne et la Coordination rurale, appellent à maintenir la mobilisation. Matignon, pour sa part, a souligné que la situation évoluerait avec le temps.
