Le Géant des Mers, l’Icon of the Seas, suscite déjà la controverse
Le samedi 27 janvier 2024, le navire Icon of The Seas de la Royal Caribbean a entamé son voyage inaugural depuis Miami, en Floride, une mise à flot qui suscite la controverse. Qu'est-ce qui fait tant jaser à propos de ce voyage inaugural ?
TL;DR
- Le navire Icon of The Seas, plus grand bateau de croisière du monde, a fait son voyage inaugural.
- Malgré les arguments écologiques avancés par la Royal Caribbean, le navire fait débat.
- Lionel Messi, superstar du football, a été le visage de l’inauguration de ce mastodonte.
Le géant des mers fait ses premières vagues
Le samedi 27 janvier 2024 a marqué le début d’une nouvelle ère dans l’industrie des croisières. Le navire Icon of The Seas, propriété de la Royal Caribbean, a quitté Miami pour son voyage inaugural. Ce mastodonte des mers, surnommé le plus grand bateau de croisière du monde, a suscité des réactions mitigées dès le départ.
Un véritable royaume flottant
Icon of The Seas est une véritable merveille de l’ingénierie maritime. Il propose le plus grand parc aquatique en mer, sept piscines, dont la plus grande jamais installée sur un navire, et plus de 40 restaurants et lieux de sorties. Avec ses 20 ponts, 2 350 membres d’équipage et 5 600 passagers, ses dimensions sont stupéfiantes. En effet, ses 365 mètres de longueur surpassent la taille de la tour Eiffel.
Le coût pour profiter de toutes ces commodités n’est pas négligeable. Une semaine de croisière commence à 1840 dollars par personne et peut atteindre plus de 9000 dollars.
Un visage bien connu pour incarner l’Icon
Qui de mieux pour inaugurer ce mastodonte que la superstar du football, Lionel Messi. L’argentin a choisi de prêter son image à ce navire pour son voyage inaugural, ajoutant une dose de glamour à l’évènement.
Une écologie en question
Toutefois, derrière ces chiffres impressionnants, se pose la question de l’impact environnemental. Bien que la Royal Caribbean promette de limiter l’impact écologique de son navire, des voix s’élèvent pour dénoncer cette mise à flot. Le navire utilise du gaz naturel liquéfié (GNL), considéré comme une énergie fossile ‘propre’. Cependant, cette appellation est contestée par de nombreuses associations. « Le GNL ne diminue les émissions de CO2 que de 20 % par rapport au fioul lourd et cette diminution sera vite annulée par la croissance du secteur maritime », déclare le collectif Stop Croisières.
Malgré les critiques, la Royal Caribbean reste déterminée à atteindre son objectif de mettre au point un bateau de croisière « zéro émission nette » d’ici 2035. Seul l’avenir dira si ce géant des mers pourra naviguer en harmonie avec notre planète.
