Deepfake : Qu’est-ce qui menace Taylor Swift, Anne-Claire Coudray et d’autres célébrités ?
Les deepfakes peuvent viser tout le monde, des célébrités aux politiques. Ces manipulations numériques représentent un véritable fléau sur internet. Mais savez-vous vraiment ce qu'est un deepfake ?
TL;DR
- Les deepfakes, des images générées par IA, ciblent tout le monde.
- Elles peuvent ternir la réputation, extorquer de l’argent ou désinformer.
- La distinction entre le vrai et le faux devient un enjeu majeur.
Comprendre le phénomène des deepfakes
Que ce soit pour les politiques ou les célébrités, personne n’est à l’abri des deepfakes. Ces images manipulées par l’intelligence artificielle (IA) sont devenues un véritable fléau sur internet. Récemment, la chanteuse américaine Taylor Swift et la présentatrice française Anne-Claire Coudray ont été les victimes de ce phénomène.
Les deepfakes : une menace polymorphe
Le deepfake, contraction des termes anglais « deep learning » et « fake », est une technologie qui permet de créer et reproduire le comportement humain en photo ou en vidéo. En utilisant un fonds d’images, l’IA transforme l’image finale pour lui donner les traits ou la voix d’une personne, permettant ainsi de faire dire ce que l’on veut à qui l’on veut.
Bien que parfois utilisé de façon humoristique, le deepfake peut devenir problématique s’il est exploité par des personnes mal intentionnées. La réputation de Taylor Swift a été ternie par une vidéo pornographique qui a été visionnée plus de 45 millions de fois. En France, Anne-Claire Coudray a été victime d’une vidéo frauduleuse qui la présente comme la promotrice d’une application douteuse.
Les conséquences des deepfakes
Outre l’atteinte à la réputation, les deepfakes peuvent aussi être utilisées à des fins de chantage. Le Wall Street Journal a rapporté en août 2019 comment des cyber criminels ont réussi à extorquer 200 000 euros à une entreprise britannique en utilisant un deepfake vocal. Les deepfakes peuvent également servir à de la désinformation, notamment en politique. Ainsi, la Première ministre néo-zélandaise de l’époque Jacinda Ardern a été la cible d’un deepfake la montrant en train de fumer.
Les deepfakes et la politique
Les politiques ne sont pas seulement les victimes des deepfakes, ils peuvent aussi en être les auteurs. Le cas du maire de Verneuil-sur-Seine, Fabien Aufrechter, est éloquent. Pour ses vœux de l’année 2024, il a utilisé un deepfake pour passer d’une langue à une autre sans accent, dans le but de sensibiliser ses concitoyens aux risques liés à l’IA. Loïc Signor, porte-parole du parti Renaissance, a également utilisé un deepfake pour détourner les vœux de Marine Le Pen.
À l’ère de l’IA, distinguer le vrai du faux devient un enjeu majeur.
