Foodwatch dénonce la ‘cheapflation’ : qu’est-ce qui se cache derrière ce phénomène affectant Milka, Findus, Fleury Michon?
L'association de consommateurs Foodwatch a pointé du doigt six produits pour leur cheapflation. Mais en quoi consiste ce nouveau piège et comment peut-on l'éviter ? Vous êtes-vous déjà retrouvé confronté à la cheapflation ?
TL;DR
- Foodwatch dénonce la « cheapflation », une technique industrielle.
- Six produits connus ont été épinglés pour leur qualité nutritionnelle dégradée.
- Foodwatch conseille de lire attentivement les étiquettes des produits.
Foodwatch dénonce une nouvelle pratique industrielle : la « cheapflation »
L’association de défense des consommateurs Foodwatch a publié le 6 février 2024 une enquête qui met en lumière une nouvelle pratique industrielle déroutante appelée « cheapflation ». Ce terme, une contraction de « cheap » (pas cher en anglais) et « inflation », désigne une technique qui consiste à dégrader délibérément la qualité nutritionnelle d’un produit tout en augmentant son prix.
Des produits de grandes marques épinglés
Foodwatch a identifié six produits de grandes marques couramment utilisés par le public qui ont recours à cette méthode. Par exemple, les bâtonnets de surimi Fleury Michon ont vu leur quantité de chair de poisson diminuer de 11 %, tandis que leur prix au kilo a augmenté de 40 %. De même, le colin d’Alaska à la bordelaise de la marque Findus a vu sa teneur en poisson passer de 75 à 71 %, tandis que son prix au kilo a grimpé de 47 %.
Une préoccupation grandissante face à un flou juridique européen
La dégradation annuelle de la qualité des produits inquiète de plus en plus. « Tous les ans, la qualité des produits se dégrade », déclare Audrey Morice, responsable des campagnes chez Foodwatch. Cette situation pose des questions sur notre système alimentaire. Le pire, c’est que ces pratiques ne sont pas illégales. Les réglementations européennes sont dites « interprétatives ».
Comment lutter contre la « cheapflation »
Face à ces pratiques, Foodwatch conseille aux consommateurs de lire attentivement les étiquettes. Par exemple, le sirop de fructose, fabriqué à base d’amidon de maïs, est moins cher, chimique et plus sucré que le vrai sucre. Si vous le trouvez sur l’étiquette, il est préférable de ne pas acheter le produit. Pour contrer la cheapflation, l’association ne compte plus sur les industriels et appelle le gouvernement à réguler ces pratiques.
