Vente d’armes 3D sur Vinted : une menace prise en haute considération
L'essor du phénomène de fabrication d'armes 3D en France est mis en évidence par la récente démantèlement d'un réseau dédié à cette pratique. Les gendarmes préviennent qu'une ubérisation du marché pourrait survenir. Qu'est-ce que cela signifie pour la sécurité publique ?
TL;DR
- Démantèlement d’un réseau de fabrication d’armes 3D en France.
- Les armes imprimées en 3D deviennent une préoccupation sécurité.
- La gendarmerie nationale met en place des mesures pour lutter contre ce phénomène.
Un réseau d’armes 3D démantelé
Dans le paysage français, un phénomène inquiétant émerge : la production et la distribution d’armes imprimées en 3D. Récemment, un réseau de fabrication de ces armes a été démantelé en France et en Belgique, mettant fin à une année d’enquête menée par la division cyber de la gendarmerie nationale. Quatorze personnes ont été interpellées, huit imprimantes ont été récupérées et sept armes 3D ont été saisies.
Une menace grandissante
Le colonel Hervé Pétry, chef de l’unité nationale cyber, exprime sérieusement son inquiétude face à cette menace grandissante. Selon lui, ces « armes ne sont pas des jouets », et leur production et utilisation pourraient bien s’ubériser. Les clients potentiels se rendent sur le dark web, invités à des groupes de messagerie privée sur Telegram. Il estime que la France pourrait voir des rixes uniquement avec des « armes 3D » dans les 10 prochaines années.
Vente et distribution d’armes 3D
Les criminels qui produisent et vendent ces armes se sont modernisés. Après une expertise du département balistique de la gendarmerie, il a été constaté que ces fusils 3D sont fiables à 95% par rapport aux armes traditionnelles. Ces armes sont vendues pour 1000 à 1500 euros sur la plateforme Vinted, principalement à des collectionneurs et des trafiquants de drogue.
Des mesures pour lutter contre le phénomène
Pour lutter contre ce phénomène, la gendarmerie nationale a mis en place un véritable commandement du ministère de l’Intérieur dans le cyberespace, l’Unité nationale cyber (UNCyber), avec 165 personnes travaillant à Paris et dans des antennes sur le territoire. Le colonel Hervé Pétry insiste sur le fait que même si les moyens mis en place sont déjà considérables, il est nécessaire de continuer à agir pour contrer cette menace.
