FNSEA n’écarte pas une nouvelle paralysie nationale face à la colère agricole
Dimanche 11 février 2024, avant le début du Salon de l'agriculture, Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, a alerté le gouvernement. Quels seront les impacts de cette mise en garde sur l'avenir de l'agriculture ?
TL;DR
- Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, exprime le mécontentement des agriculteurs.
- Les agriculteurs attendent des actions concrètes du gouvernement.
- Des mesures sont attendues avant le Salon de l’agriculture.
Le ras-le-bol des agriculteurs
Les agriculteurs français, après avoir manifesté leur frustration par deux semaines de blocages de routes, ont rangé leurs activités protestataires début février. Cependant, le mécontentement est toujours palpable. Les promesses faites par le Premier ministre, Gabriel Attal, peinent à prendre forme, suscitant un sentiment d’indignation au sein de la communauté agricole.
Un avertissement au gouvernement
Arnaud Rousseau, président de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), a élevé la voix ce dimanche 11 février 2024 sur BFMTV contre l’inaction apparente du gouvernement. Sa frustration se fait particulièrement ressentir face à l’approche du Salon de l’agriculture, prévu pour le 24 février 2024.
« Il n’y a pas eu le début du commencement d’une réunion (…) On veut voir la trame concrète des décisions qui vont changer la vie des agriculteurs », a tempêté Rousseau, exprimant le sentiment général des agriculteurs.
Des attentes précises
Les agriculteurs souhaitent voir des mesures concrètes prises avant le Salon de l’agriculture. Rousseau a précisé : « Si on se moquait de nous, évidemment que ça ne pourrait pas se passer dans les conditions classiques de l’accueil du président de la République au salon. »
Un rendez-vous est prévu mardi 13 février avec le Premier ministre, Gabriel Attal, afin de faire le point sur l’avancée de ses engagements. Parmi les mesures annoncées par le gouvernement figurent :
- un versement des aides européennes de la Politique agricole commune (PAC) d’ici au 15 mars,
- 150 millions d’euros pour les éleveurs « dès cette année et de façon pérenne »,
- un « renforcement » de la loi Egalim pour protéger la rémunération des agriculteurs,
- la mise en pause du plan Ecophyto visant à réduire l’usage des pesticides,
- le refus de l’accord commercial entre l’Union européenne et les pays du MERCOSUR (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay),
- des contrôles sur l’origine française des produits.
Les agriculteurs attendent désormais des actions concrètes. Leur patience s’amenuise.
