Face à l’ampleur du harcèlement scolaire, des mesures urgentes sont annoncées
L'étude nationale diffusée le lundi 12 février 2024 indique que le harcèlement scolaire concerne 6% des collégiens. Quelles mesures peuvent être prises pour résoudre ce problème croissant ?
TL;DR
- 6% des collégiens sont victimes de harcèlement en France.
- Le gouvernement crée un baromètre annuel pour surveiller ce problème.
- Le numéro 3018 est mis en place pour signaler le harcèlement.
Le Harcèlement Scolaire : Un Fléau National
Une étude nationale alarmante a été révélée le lundi 12 février 2024 par Nicole Belloubet, la nouvelle ministre de l’Éducation nationale. Selon cette étude, 6% des collégiens sont victimes de harcèlement au sein de leur établissement.
Une Étude aux Résultats Inquiétants
Présentée pendant une visite au collège Robert Schuman à Reims, cette étude a analysé les réponses de 17 000 élèves de 7,5 millions invités à partager leurs expériences. Les résultats montrent que « plus d’un élève par classe en moyenne est victime de harcèlement », ce qui signifie que:
- 5% des écoliers du CE2 au CM2 sont touchés,
- 6% des collégiens sont harcelés,
- 4% des lycéens sont victimes.
De plus, l’étude révèle que 19% des écoliers, 6% des collégiens, et 5% des lycéens sont « à risque » face au harcèlement.
Des Mesures pour Contrer le Harcèlement Scolaire
Face à ces chiffres inquiétants, le gouvernement a décidé d’agir. Un « baromètre annuel » sur le harcèlement scolaire sera mis en place et des emplois supplémentaires seront créés pour coordonner la lutte contre ce fléau. Les infirmiers scolaires et les assistants sociaux qui assurent les fonctions de coordonnateurs pour la lutte contre le harcèlement bénéficieront d’un complément indemnitaire de 1 250 euros.
Un Numéro Unique pour Signaler le Harcèlement
Depuis le 1er janvier 2024, le 3018 est le numéro unique contre le harcèlement, gratuit, anonyme et confidentiel. Des sanctions systématiques sont mises en place pour les situations les plus graves. Entre septembre et décembre 2023, 35 élèves ont été changés d’école d’office pour des faits de harcèlement. Dans le second degré, la procédure disciplinaire est étendue aux situations où des élèves commettent des actes de harcèlement à l’encontre d’élèves situés dans un autre établissement.
Faisant écho à ces mesures, la ministre a insisté : « Un élève ne doit pas venir dans son établissement scolaire la peur au ventre, mais au contraire le sourire aux lèvres. » Une affirmation qui souligne l’engagement du gouvernement à lutter contre ce fléau.
