Douceur hivernale : Impact dévastateur sur les végétaux par les parasites et les récoltes
Après les intempéries en début de semaine, une hausse de température a été constatée ce jeudi 15 février 2024, atteignant un sommet de 25° C dans le Sud-Ouest. Cela présage-t-il un printemps précoce ?
TL;DR
La douceur de l’hiver perturbe la nature
Après les intempéries hivernales de début février, la France a connu une hausse notable des températures. Ce jeudi 15 février 2024, le mercure a atteint un pic de 25 °C, notamment dans le sud-ouest du pays. Ces températures clémentes sont cependant source de perturbation pour notre environnement naturel.
Une alternance des saisons nécessaire
En dépit du calendrier, cette douceur précoce pourrait faire croire à un début de printemps. Cependant, comme l’explique Thierry Gauquelin, professeur émérite à l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine et continentale (IMBE), cette inversion saisonnière peut désorienter la végétation. En effet, les plantes et arbres nécessitent une alternance précise de températures et de saisons pour leur développement optimal. « La température est le principal indicateur de repos pour l’arbre », explique-t-il.
L’importance de la dormance hivernale
Joël Guiot, directeur de recherche au Centre européen de recherche et d’enseignement en géosciences de l’environnement (Cerege), renforce cette idée. Selon lui, l’hiver représente une période de dormance essentielle pour la végétation, permettant aux arbres de se préserver pour l’année suivante. De plus, cette période de froid a un effet régulateur sur les parasites, empêchant leur prolifération.
Les risques d’un redoux précoce
Cependant, avec l’arrivée précoce de températures douces, la végétation peut commencer à bourgeonner et à fleurir. Si cette douceur est suivie d’un coup de froid, cela peut avoir des conséquences dramatiques sur la nature. Comme le souligne Joël Guiot, « si les fleurs sont sorties, une fois que c’est fait, c’est fait ». Un retour du froid risquerait donc d’affecter dramatiquement la végétation qui a déjà commencé à fleurir.
Malgré ces risques, la douceur pourrait persister pour mars et avril 2024, comme l’indiquait Météo France fin janvier, dans ses tendances à trois mois. Il reste à espérer que cette douceur ne soit pas suivie d’un retour brutal du froid, qui pourrait être préjudiciable pour notre végétation.
