Pourquoi 20% des espèces migratrices risquent-elles l’extinction ?
L'ONU a révélé dans un rapport publié le lundi 12 février que la situation des espèces migratrices, qui jouent pourtant un rôle crucial dans l'équilibre de la nature, est en déclin. Quelles pourraient être les implications de cette dégradation ?
TL;DR
- Rapport de l’ONU alerte sur la détérioration des espèces migratrices.
- Les activités humaines non durables sont la cause principale.
- Le rapport propose des solutions pour protéger ces espèces.
Un cri d’alarme de l’ONU sur le sort des espèces migratrices
L’Organisation des Nations Unies a publié un rapport inédit le lundi 12 février 2024, mettant en évidence une dégradation préoccupante de la situation des espèces migratrices. Ces dernières, dont le rôle est primordial pour l’équilibre de la nature, voient leur existence menacée. Le rapport indique qu’une espèce sur cinq est en danger d’extinction et 44% de ces espèces voient leur population en déclin.
Des menaces liées à l’activité humaine
Les activités humaines sont en grande partie responsables de cette situation alarmante. La perte, la dégradation ou la fragmentation des habitats en raison principalement de l’agriculture intensive et de la surexploitation par la pêche, ainsi que le changement climatique, sont autant de facteurs de menace pour ces espèces. Les animaux sont également soumis à d’autres pressions telles que les pollutions (pesticides, plastiques…) ou encore les bruits sous-marins et les lumières qui les perturbent. « Ce rapport montre que des activités humaines non durables mettent en danger l’avenir des espèces migratrices. », a déclaré Inger Andersen, Directrice exécutive du Programme des Nations unies pour l’environnement.
Les conséquences pour les écosystèmes
Si ces espèces ne peuvent plus migrer, cela aura des conséquences directes sur le maintien des écosystèmes. La pollinisation, le transfert de nutriments d’un environnement à l’autre, ou l’élimination de nuisibles font partie des nombreux services rendus par ces espèces. Les chauves-souris, par exemple, jouent un rôle important pour la pollinisation de fleurs et la dissémination des graines, permettant la propagation de manguiers ou papayers dans certains pays.
Des solutions proposées
Face à cette situation, le rapport évoque des pistes de solutions qui font écho à l’accord de Kunming-Montréal sur la biodiversité, établi en 2022. Ce dernier prévoit de préserver 30% des terres et des mers de la planète d’ici 2030. Les auteurs du rapport appellent à « identifier, protéger, connecter et gérer les sites importants pour les espèces migratrices ». Ils suggèrent également d’élargir la liste d’espèces répertoriées par la Convention pour attirer l’attention sur d’autres animaux menacés, tels que les bisons américains et européens ou le dauphin de l’Indus.
