Bruno Le Maire dévoile un plan d’économies de 10 milliards d’euros, révise à la baisse les prévisions de croissance
Dans le contexte géopolitique et économique actuel, le responsable de Bercy a dû réajuster ses prévisions de croissance à la baisse. Quelles pourraient être les conséquences de ce changement ?
TL;DR
- En raison du contexte économique, les prévisions de croissance sont revues à la baisse.
- Un plan d’économie de 10 milliards d’euros est annoncé par Bruno Le Maire.
- Des réductions de dépenses sont prévues dans les différents ministères et politiques publiques.
Un contexte économique difficile
En raison d’un ralentissement économique à l’échelle européenne et de tensions géopolitiques croissantes, le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire a dû réviser à la baisse ses prévisions de croissance. Initialement fixée à 1,4 % du Produit intérieur brut (PIB) pour le budget 2024, la nouvelle prévision de croissance s’établit désormais à 1%.
Un plan d’économie conséquent
Face à cette révision, « L’État se serre la ceinture », a déclaré le ministre. En effet, une baisse de la croissance signifie une diminution des revenus. C’est ainsi que Bruno Le Maire a annoncé, lors de son passage sur TF1, un plan d’économie de 10 milliards d’euros à mettre en œuvre dès cette année. Il a toutefois précisé qu’il se gardait la possibilité de recourir à un projet de loi de finances rectificative à l’été prochain, malgré les difficultés que cela pourrait engendrer.
Des mesures d’économie diverses
Pour trouver ces dix milliards, plusieurs mesures vont être mises en place. La moitié de cette somme, soit cinq milliards d’euros, sera économisée sur les frais de fonctionnement des ministères, notamment l’énergie et l’immobilier. Un décret sera pris dans les prochains jours pour officialiser cette mesure.
Les cinq milliards restants seront puisés dans les politiques publiques. Des institutions telles que le Centre national d’études spatiales, Business France ou encore l’Agence nationale de la cohésion des territoires seront mises à contribution à hauteur d’un milliard d’euros. Par ailleurs, 800 millions d’euros seront trouvés dans les aides publiques au développement.
Enfin, le seul changement notable pour les citoyens résidera dans la moindre augmentation des montants alloués à MaPrimRenov’. Au lieu des cinq milliards d’euros initialement annoncés pour cette année, ils passeront de 3,5 milliards en 2023 à 4 milliards en 2024.
Un objectif de déficit public maintenu
Malgré ces ajustements, l’objectif de Bercy de réduire le déficit public de 4,9 à 4,4 % du PIB semble se compliquer. Néanmoins, Bruno Le Maire a assuré que cet objectif restait inchangé.
