Un février sans précédent : les Alpes et Pyrénées connaissent leur plus faible enneigement
En février 2024, l'enneigement est extrêmement faible, voire inexistant dans certains massifs. Nos infographies vous permettront de comprendre comment le manteau neigeux s'évapore. Comment pouvons-nous inverser cette tendance alarmante ?
TL;DR
- Enneigement déficitaire en février 2024 dans les massifs français.
- Stations en basse-altitude particulièrement affectées.
- Fonte précoce de la neige enregistrée dès mi-janvier.
Disparition alarmante de la neige dans les massifs français
Le mois de février 2024 marque un constat inquiétant : nos massifs montagneux sont en déficit de neige, voire même en totale absence dans certaines zones. La saison 2023-2024 se distingue par des records particulièrement alarmants. En effet, jamais les Alpes, le Jura, le Massif central et les Pyrénées n’ont été aussi dénudés de neige au cours des dernières décennies. Des paysages d’une tristesse hivernale se dressent devant les yeux des skieurs, ne laissant entrevoir que des chemins saupoudrés de neige artificielle.
Les stations en basse-altitude, premières victimes de ce phénomène
Si les stations d’altitude parviennent à résister grâce à des températures plus froides dans les hauteurs, celles situées en dessous de 1500-2000 mètres sont, quant à elles, totalement dépourvues de neige. « Dans les Vosges, Jura et Massif-Central, la neige a presque disparu », souligne Météo France. La situation est tout aussi grave dans les Alpes où, le 15 février, on ne mesurait que 43 cm de neige à 1500 m d’altitude aux Gets, la quatrième mesure la plus basse depuis 1988.
Un enneigement réduit de 40% dans les Alpes et de 15% dans les Pyrénées
Cette année, l’enneigement est catastrophique. C’est ce que révèle le Centre d’Études Spatiales de la BIOsphère (Cesbio) qui analyse quotidiennement la superficie de la couverture neigeuse et la compare aux données des 30 dernières années pour les Alpes, et aux 23 dernières années pour les Pyrénées. En février 2024, dans les Alpes, seule 40% de la surface était recouverte de neige, alors que la moyenne s’établit à 65% pour les 30 dernières années. Dans les Pyrénées, c’est à peine mieux : seulement 15% de la surface du massif est recouverte de neige, contre 25% en moyenne ces 20 dernières années.
Une fonte précoce de la neige
Une fonte exceptionnellement précoce a été enregistrée dès la mi-janvier, conséquence d’une douceur persistante. Un léger répit a été accordé à nos massifs début février, offrant un court soulagement aux skieurs et vacanciers. Cependant, l’inquiétude demeure quant à la capacité de la neige à tenir au sol pendant plusieurs jours. Un nouvel épisode neigeux est attendu à partir du 23 février sur tous les massifs, mais la question de sa durabilité reste en suspens.
