Pourquoi l’usage des termes « steak végétarien » et « saucisse vegan » est-il désormais illégal?
Dorénavant, en France, il est interdit d'utiliser les termes comme "saucisse vegan", "bacon végétarien" ou "jambon végétal", suite à la mise en vigueur d'un décret gouvernemental. Qu'en pensez-vous de cette nouvelle réglementation ?
TL;DR
- France interdit certaines appellations pour les produits végétaliens.
- Le décret vise à éviter la confusion chez les consommateurs.
- Les acteurs de la filière végétalienne expriment leur inquiétude.
Les dénominations végétales sous haute surveillance
Une nouvelle réglementation a vu le jour en France, modifiant radicalement le paysage de l’alimentation végétalienne. Un récent décret gouvernemental a en effet prohibé l’usage de certaines appellations pour les produits végétaux, en pleine crise agricole.
Des termes désormais réservés aux produits d’origine animale
Le texte précise une liste de dénominations qui sont désormais exclusivement réservées aux produits d’origine animale. Parmi les 21 termes interdits pour les denrées alimentaires comportant des protéines végétales, on retrouve notamment « steak », « escalope » ou encore « jambon ». De plus, une seconde liste délimite la teneur maximale en protéines végétales pour certaines denrées d’origine animale. Par exemple, une merguez ne pourra pas contenir plus de 2% de protéines végétales.
Quand la filière végétalienne s’inquiète
Cette nouvelle réglementation suscite de vives réactions parmi les acteurs de la filière végétalienne. Parmi eux, la marque HappyVore, qui commercialise notamment des steaks à base de protéines de pois, déplore une « inégalité de traitement entre les entreprises françaises et étrangères » et craint une entrave à la concurrence et à l’innovation sur le marché des alternatives végétales.
Un décret au cœur de la crise agricole
La co-fondatrice de l’association de défense des animaux L-214, Brigitte Gothière, souligne de son côté l’« absurdité normative » de cette mesure. Patrick Bénézit, président de la Fédération nationale bovine, se félicite quant à lui d’un décret « essentiel pour la protection de la dénomination » et espère une extension de cette réglementation au niveau européen.
Ironiquement, cette nouvelle intervient alors qu’une étude récente souligne que la réduction de la consommation de viande pourrait aider la France à atteindre ses objectifs climatiques. Une preuve supplémentaire, s’il en fallait, de la complexité et de la sensibilité de la question alimentaire dans notre société.
