Macron isolé : alliés occidentaux rejettent l’envoi de troupes en Ukraine
Les États-Unis et les alliés européens de Kiev ont rejeté les déclarations du président français, affirmant que l'envoi de troupes en Ukraine n'est pas envisagé pour le moment. Qu'est-ce qui pourrait changer cette position à l'avenir ?
TL;DR
- Les alliés occidentaux de Kiev rejettent l’idée d’envoyer des troupes en Ukraine.
- La proposition du président français a suscité une vive réaction en Europe et aux États-Unis.
- La question d’un envoi de troupes n’est « pas d’actualité ».
Une proposition française rejetée
En dépit des déclarations du Président français Emmanuel Macron, les alliés occidentaux de Kiev ont fermement rejeté l’idée de déployer des troupes en Ukraine. Cette proposition, qui ne peut « être exclue », a été accueillie avec scepticisme par les États-Unis et les alliés européens de Kiev.
Réactions et positions
Le Kremlin a également exprimé son désaccord, jugeant cette proposition « absolument pas dans l’intérêt de ces pays ». A contrario, Kiev a salué cette initiative, la qualifiant de « bon signe », selon le conseiller de la présidence ukrainienne Mykhaïlo Podoliak.
Cette situation a suscité des réactions diverses parmi les principaux acteurs internationaux. Le Royaume-Uni a reconnu la présence d’un « petit nombre » de personnes envoyées pour soutenir les forces armées ukrainiennes, mais sans prévoir de déploiement à grande échelle. De son côté, le président américain Joe Biden a clairement affirmé que les États-Unis « n’enverront pas de soldats combattre en Ukraine ».
Un contexte tendu en Europe
L’Allemagne, la Pologne, la République tchèque, l’Italie, l’Espagne et l’Otan ont également écarté l’option d’un envoi de troupes. Le Chancelier allemand Olaf Scholz a affirmé qu’« aucun soldat » ne serait envoyé en Ukraine par des pays d’Europe ou de l’Otan. Ulf Kristersson, Premier ministre de la Suède, a également indiqué que la question n’est « pas d’actualité ».
Une question qui divise en France
En France, cette proposition a soulevé un tollé chez les oppositions, de la gauche radicale à l’extrême droite en passant par les socialistes et la droite. Le Premier ministre français Gabriel Attal a même évoqué la possibilité que les troupes de Vladimir Poutine soient « déjà » en France, suscitant une vive réaction de la députée d’extrême droite Marine Le Pen.
