Économies de 20 milliards d’euros minimum attendues pour le budget de l’État en 2025
Thomas Cazenave, ministre délégué aux Comptes publics, prévoit des coupes budgétaires significatives pour l'État et la Sécurité sociale l'année prochaine. Quelles pourraient être les conséquences de ces économies ?
TL;DR
- 20 milliards d’euros d’économies supplémentaires attendues en 2025.
- 10 milliards d’euros de crédits de l’État annulés pour 2024.
- Ambitions écologiques maintenues malgré les économies.
Économies drastiques prévues pour les budgets de l’État et de la Sécurité sociale
Dans un contexte de résultats financiers décevants, Thomas Cazenave, le ministre délégué aux Comptes publics, a annoncé que les économies à réaliser pour les budgets de l’État et de la Sécurité sociale en 2025 seront bien plus importantes que prévu. L’objectif initial de 12 milliards d’euros a été révisé à la hausse pour atteindre au moins 20 milliards.
Des taux d’intérêt élevés et une conjoncture défavorable
Ces mesures économiques sont une réponse à une conjoncture économique moins favorable et à des taux d’intérêt élevés. « Nous sommes entrés dans un nouveau contexte des finances publiques marqué par une conjoncture moins favorable et des taux d’intérêt élevés. Nous savons d’ores et déjà que la cible de déficit public à 4,9 % – en 2023 – sera nettement dépassée. », a indiqué le ministre.
10 milliards d’euros de crédits de l’État annulés pour 2024
Outre les économies drastiques pour 2025, Thomas Cazenave a également annoncé l’annulation de 10 milliards d’euros de crédits de l’État pour 2024. Ces « annulations » ne sont qu’une première étape », a-t-il précisé.
Un engagement écologique intact
Malgré ces annonces, le ministre a tenu à rassurer sur le maintien des ambitions écologiques de l’État. « Nous ne renonçons en rien à notre ambition écologique », a-t-il souligné. De plus, les effectifs prioritaires dans les services publics, la protection des Français, les engagements des lois de programmation des armées, de l’intérieur, de la recherche, et les chantiers prioritaires de l’Éducation nationale ne seront pas remis en cause.
