Centres en révolte contre le contrôle technique des motos : Une aberration de plus?
À partir du 15 avril 2024, le contrôle technique sera obligatoire pour les deux-roues. Toutefois, de nombreux centres estiment que cette mesure représente un investissement "inutile" et ne se sentent pas préparés. Comment vont-ils s'adapter à cette nouvelle exigence ?
TL;DR
- Le contrôle technique pour deux-roues sera obligatoire à partir du 15 avril 2024.
- De nombreux centres ne sont pas prêts et considèrent ce contrôle comme un investissement « inutile ».
- Les motards, revendeurs et garagistes s’interrogent sur l’utilité réelle de cette mesure.
Le contrôle technique pour deux-roues : une mesure contestée
À partir du 15 avril 2024, le contrôle technique pour les deux-roues deviendra une obligation légale. Cependant, cette annonce suscite de nombreuses interrogations et fait l’objet de vives critiques, notamment de la part des professionnels du secteur.
Une mesure « inutile » selon les professionnels
« Je trouve qu’elle est juste inutile », déclare un garagiste et motard de longue date de Lanuéjouls dans l’Aveyron. Ce dernier, comme beaucoup d’autres professionnels, questionne l’argument sécuritaire mis en avant par le gouvernement.
En effet, selon une étude de la Fédération française des Motards en colère (FFMC), seulement 0,3 % des accidents impliquant des motocyclettes seraient dus à l’état du véhicule. « C’est bien la preuve que ce contrôle technique ne sert à rien », s’indigne Éric Thiollier, coordinateur national de la fédération des motards.
Un investissement conséquent pour les centres de contrôle
Outre la question de son utilité, l’implémentation de ce nouveau contrôle technique soulève d’autres problématiques. Les centres de contrôle devront investir dans de nouveaux équipements, tels qu’une table de levage, un sonomètre et un scléromètre. Le coût total de ces investissements est estimé entre 3 000 et 10 000 euros. « Les petits centres ne peuvent pas suivre », regrette le garagiste de l’Aveyron.
De plus, la formation des équipes est également à prévoir, ce qui ajoute une difficulté supplémentaire. Ainsi, les professionnels du secteur dénoncent une mesure floue et coûteuse, qui requiert des investissements conséquents.
Une mobilisation des motards en préparation
Face à cette situation, la Fédération française des Motards en colère (FFMC) appelle à une mobilisation les 13 et 14 avril 2024. En attendant, la FFMC continue de marquer sa contestation en pointant, dans une carte interactive, les centres qui réaliseront ces contrôles techniques et ceux qui ne le feront pas.
