Sénateurs en feu rejettent le traité CETA dans un choc retentissant
Une coalition inattendue entre la gauche et la droite au Sénat a bloqué jeudi la ratification du traité de libre-échange Ceta entre l'Union Européenne et le Canada. Quelles pourraient en être les conséquences ?
TL;DR
- Alliance gauche-droite s’oppose à la ratification du traité Ceta.
- Le Sénat français rejette le traité de libre-échange UE-Canada.
- Le gouvernement et l’Assemblée nationale doivent encore discuter du texte.
Le Sénat rejette le traité Ceta
Un tournant inattendu a eu lieu au Sénat jeudi dernier. Une alliance impromptue entre la gauche et la droite a conduit à l’opposition à la ratification du traité Ceta. Ce traité de libre-échange entre l’Union Européenne et le Canada, est désormais dans une position précaire.
Une décision issue d’une crise agricole
Le contexte de cette décision est marqué par une crise agricole intense. Le groupe communiste, avec l’aide de la droite, a mis en lumière les divisions existantes en rejetant cet accord controversé. En effet, bien que le Ceta soit appliqué provisoirement depuis 2017 à l’échelle européenne, il n’avait jamais été soumis au Sénat jusqu’à présent.
Une incertitude pour l’avenir du traité
Les oppositions espèrent maintenant que l’Assemblée nationale suivra cette voie. Cependant, le processus parlementaire de ratification est loin d’être terminé. Le gouvernement semble retarder l’arrivée du texte à l’Assemblée, laissant planer une incertitude quant à l’avenir du traité. L’exécutif a indiqué que des « éclairages nécessaires » seraient apportés « dans les semaines à venir » pour poursuivre les discussions parlementaires.
Des tensions palpables au Sénat
Les débats au Sénat ont été marqués par une tension palpable. De multiples rappels au règlement ont été nécessaires pour contenir les prises de parole et maintenir le rythme de l’examen. Une situation peu commune pour cet hémicycle généralement serein. Le vote final a logiquement rejeté l’accord commercial avec une large majorité de 211 voix contre 44.
Malgré ce rejet, rien n’assure que le gouvernement transmettra le texte à l’Assemblée nationale assez tôt pour que les communistes puissent l’inscrire à l’ordre du jour. Cette situation complexe soulève de nombreuses questions quant à l’avenir du Ceta en France et à l’échelle européenne.
