Gabriel Attal orchestre un séminaire axé sur l’assurance-chômage, les dépenses sociales et le déficit public
Le Premier ministre convoque ce mercredi 27 mars 2024 une réunion gouvernementale axée sur le "travail", insistant sur la poursuite de leur ligne de conduite basée sur la rigueur et la responsabilité. Quelle sera l'issue de cette réunion ?
TL;DR
Le gouvernement face à la bataille du travail et des finances
C’est dans un contexte économique tendu que le Premier ministre, Gabriel Attal, a réuni l’ensemble du gouvernement ce mercredi 27 mars 2024 à Matignon. L’objectif ? Discuter du travail et des mesures à mettre en place pour combler le déficit dérapé l’an dernier.
Les réformes sur la table
Au cœur des débats : le RSA, l’assurance-chômage, la désmicardisation et des formes de travail novatrices, telles que la semaine de quatre jours. « Nous allons poursuivre sur cette voie de rigueur et de responsabilité avec toujours un fil rouge » a affirmé le Premier ministre. Ce fil rouge, c’est le travail. Plus il y aura de Français qui travaillent, plus les finances du pays pourront être équilibrées.
La quête d’économies
La recherche d’économies est devenue une priorité pour le gouvernement, notamment face au déficit public de la France qui a atteint 5,5% du PIB en 2023. Une situation qui complique la tâche pour l’objectif de désendettement, malgré l’insistance du ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, qui exclut d’augmenter les impôts.
Des coupes de 10 milliards d’euros ont déjà été actées sur le budget 2024, notamment dans les secteurs de la transition écologique, du travail ou de l’éducation. Cependant, des économies supplémentaires dès cette année seront nécessaires, a prévenu Bruno Le Maire. Et c’est surtout dans le budget 2025 que des efforts devront être réalisés, estimés par Bercy à « au moins 20 milliards » d’euros.
Les pistes envisagées
« Cesser la stigmatisation populiste », c’est le message porté par les syndicats face à une nouvelle réforme de l’assurance-chômage envisagée par l’exécutif. Les pistes pour doper l’emploi et faire des économies sont multiples et font l’objet de vifs débats. Au centre de ces discussions, la durée d’indemnisation des chômeurs et une reprise en main par l’Etat de l’assurance-chômage, actuellement pilotée par les partenaires sociaux, via l’Unédic.
Les négociations portent également sur l’emploi des seniors, pour leur permettre de rester plus longtemps en poste, alors que l’âge légal de départ à la retraite a été porté de 62 à 64 ans.
