Projet constitutionnel pour l’autonomie de la Corse adopté par l’Assemblée insulaire
Le projet d'autonomie de la Corse a été approuvé par son assemblée, mais il doit encore être validé par un référendum et le Parlement national. Quelle sera la décision du peuple corse et du Parlement à ce sujet ?
TL;DR
- Assemblée de Corse adopte projet pour l’autonomie de l’île.
- Le projet doit encore être validé par consultation populaire et Parlement.
- Le texte prévoit un statut d’autonomie spécifique pour la Corse.
Projet d’autonomie de la Corse : un pas décisif
Mercredi 27 mars, l’Assemblée de Corse a adopté à une large majorité un texte prévoyant un statut d’autonomie spécifique pour l’île au sein de la République.
Les détails du texte voté
Composé de six alinéas, le texte a été soumis au vote en trois parties. La première concernant la reconnaissance d’une communauté corse, la seconde évoquant un pouvoir normatif pour les élus insulaires et la dernière proposant une consultation populaire pour approbation du texte.
La proposition d’un statut d’autonomie pour la Corse, tenant compte de ses spécificités liées à son insularité méditerranéenne et à sa communauté historique, linguistique et culturelle, a été largement approuvée.
Le texte envisage également une validation par une consultation populaire des électeurs corses, sans date déterminée, qui a également reçu un vote positif massif.
La partie sur le pouvoir normatif potentiellement octroyé aux élus corses a obtenu une majorité de voix, malgré quelques résistances.
Des réactions partagées
Le président autonomiste du conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, a salué ce vote comme un « moment démocratique extrêmement puissant et fort ». Toutefois, les avis divergent. Jean-Martin Mondoloni, coprésident du groupe de droite Un Soffiu Novu, a exprimé son désaccord avec l’idée d’un pouvoir législatif pour l’Assemblée de Corse.
Un parcours encore semé d’embûches
Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, avait appelé à « chercher un large consensus ». Si cette étape corse est franchie, reste celle du Parlement national, où le projet est loin de faire l’unanimité. En effet, la droite, majoritaire au Sénat, est hostile à cette réforme constitutionnelle. Pour être validée, elle devra être votée à l’identique par l’Assemblée nationale et le Sénat, puis obtenir une majorité des trois cinquièmes en Congrès.
