Michel Denisot : Mon enfance avec une grand-mère qui accusait le poste radio de mensonges
Michel Denisot, personnalité emblématique de Canal + au début du nouveau millénaire, conserve son esprit vif à l'approche de ses 79 ans. Il offre une perspective affûtée et pleine d'humour sur les transformations du journalisme. Quelle sera sa prochaine analyse percutante ?
TL;DR
- Michel Denisot, ancien présentateur du Grand Journal, évoque l’évolution du journalisme.
- Il exprime ses inquiétudes concernant l’indépendance des médias.
- Il insiste sur la nécessité de la rigueur et de l’éthique dans le journalisme.
Michel Denisot : Un regard acéré sur le journalisme actuel
Avec une carrière de plus de 60 ans dans le journalisme, Michel Denisot, figure emblématique de la télévision française, porte un regard aiguisé sur notre époque. Lors de sa présidence au jury des Assises Internationales du Journalisme de Tours, le 28 mars 2024, il partage ses impressions et alertes sur les défis actuels du journalisme.
Un amour inaltéré pour le journalisme
Malgré une carrière bien remplie, Denisot n’a pas ralenti son rythme. Son amour pour le journalisme reste intact, malgré son départ de la télévision. Il se consacre désormais à la réalisation de documentaires et l’écriture de livres. « Je suis un grand-père, mais je suis toujours impressionné par mon travail. », confie-t-il.
La réalité du journalisme : un métier difficile
Témoin privilégié de l’évolution du journalisme, Denisot ne cache pas son inquiétude face aux défis actuels du métier. Le journalisme reste, selon lui, un métier exigeant nécessitant du discernement, du temps et de l’argent. Il se montre également préoccupé par les tentatives d’interférence dans les journaux, qui passent désormais des politiques aux milliardaires.
Rétablir la confiance, un défi de taille
Face à la défiance croissante du public envers les médias, Denisot appelle à une pratique du journalisme plus rigoureuse et éthique. « On a besoin de rigueur et d’éthique pour que les gens nous fassent confiance. », insiste-t-il. Il plaide également pour une distinction plus nette entre les journalistes et les éditorialistes, souvent confondus par le public.
Enfin, il salue les médias locaux qui parviennent à maintenir la confiance du public grâce à leur proximité. Pour lui, « raconter la vie des gens » est une mission essentielle du journalisme, qui permet de rétablir la confiance dans les médias.
