Macron exhorte les industriels à adopter le ‘mode économie de guerre’ face à la crise en Ukraine
Lors de sa visite à Bergerac, il est prévu qu'il s'entretienne avec les responsables de l'industrie de l'armement français, le sujet principal de la discussion étant le réarmement, selon l'Élysée. Quels pourraient être les enjeux de cette rencontre ?
TL;DR
- Macron lance la construction d’une usine d’obus à Bergerac.
- Il exhorte les industriels à accélérer la production pour soutenir l’Ukraine.
- Eurenco, entreprise d’état, va investir massivement pour augmenter sa production.
Déploiement de l’économie de guerre : Macron initie la construction d’une usine d’obus à Bergerac
Emmanuel Macron, président de la République française, a officiellement donné le coup d’envoi, le 1er avril 2024, de la construction d’une nouvelle usine d’obus à Bergerac (Dordogne). Ce déplacement s’inscrit dans le cadre de l’économie de guerre que le chef de l’Etat souhaite intensifier pour répondre aux besoins urgents de l’Ukraine et aux nouveaux enjeux géopolitiques.
Une rencontre avec les dirigeants de l’industrie de l’armement
Accompagné de Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, et de Sébastien Lecornu, ministre des Armées, Macron a également profité de cette occasion pour « rencontrer les dirigeants de l’industrie française de l’armement sur le thème du réarmement », selon les informations de l’Elysée.
L’appel à une accélération de la production
Emmanuel Macron appelle à une intensification de la production d’armements, exhortant les industriels de défense à passer en mode « économie de guerre ». Il s’agit, selon lui, de produire « plus et plus vite » pour soutenir l’Ukraine face à l’escalade du conflit avec la Russie.
Un investissement massif pour Eurenco
Eurenco, leader européen des poudres et explosifs et entièrement détenue par l’État français, se positionne comme un acteur crucial dans cette stratégie. L’entreprise prévoit d’investir près de 500 millions d’euros entre 2024 et 2026 pour décupler sa production de poudres de gros calibre. Son carnet de commandes est déjà rempli jusqu’en 2030, preuve de la forte demande suscitée par la guerre en Ukraine.
La nouvelle usine de Bergerac, héritière de la Société nationale des poudres et explosifs (SNPE), devrait entrer en service au premier trimestre 2025 et produire jusqu’à 1200 tonnes de poudre par an. Cette production permettra de remplir 500 000 charges modulaires, qui commenceront à être livrées en Ukraine dès 2025.
