Comment combattre l’envahissement du moustique tigre en France ?
Bien qu'il soit impossible de supprimer totalement le moustique tigre, nous avons la possibilité de restreindre son expansion et de nous défendre contre lui. Quelles mesures pouvons-nous prendre pour y parvenir ?
TL;DR
- Le moustique tigre est maintenant présent partout en France.
- Certains moyens permettent de limiter sa propagation et de s’en protéger.
- Des solutions de lutte sont en cours de développement par des chercheurs.
Le moustique tigre : un envahisseur sur tout le territoire
Depuis 2004, le moustique tigre s’est progressivement implanté sur l’ensemble du territoire français. Aujourd’hui, aucune région n’est épargnée, y compris la Normandie, dernier bastion qui avait réussi à résister à cette espèce invasive, vectrice de maladies telles que la dengue ou le chikungunya.
Prévenir plutôt que guérir : comment limiter la propagation du moustique tigre ?
Face à cette invasion, l’entomologiste Frédéric Simard, chercheur à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), appelle à ne pas céder à la fatalité. Selon lui, des solutions existent pour limiter la présence de ces nuisibles. Le secret ? Éliminer les points d’eau stagnante, véritables nurseries pour ces insectes. Comme le souligne l’expert, « C’est un moustique sournois, il peut se développer dans de tout petits trucs auxquels on ne pense pas : le pied de parasol où il y a de l’eau stagnante, la gamelle du chien, l’arrosage automatique, etc.«
Ainsi, il est recommandé de faire la chasse aux collections d’eau, de vérifier l’étanchéité des bidons, de vider les coupelles de pot de fleur au moins une fois par semaine et d’obstruer les trous avec des moustiquaires.
Des solutions plus innovantes à l’étude
Parallèlement, des recherches sont menées pour développer de nouvelles méthodes de lutte contre le moustique tigre, dont la création de pièges à moustiques ou l’introduction d’insectes stériles. Cependant, ces solutions restent à l’heure actuelle au stade de la recherche et ne doivent pas faire oublier la nécessité d’agir à la source du problème.
La protection individuelle : un dernier recours
En complément des mesures préventives, il est possible de se protéger des piqûres grâce à l’utilisation de répulsifs contenant certains principes actifs, le port de vêtements amples et clairs et l’observance de certaines précautions. Cependant, rappelle Frédéric Simard, « le risque zéro n’existe pas. Au lieu d’avoir 10 piqûres, vous en aurez cinq« .
