Carburants : l’attaque iranienne va-t-elle provoquer une flambée des prix comme lors du conflit ukrainien ?
L'invasion de l'Ukraine par la Russie avait fait grimper le prix du baril de Brent de plus de 25 dollars, se répercutant directement sur nos frais à la pompe. Quelle pourrait être la prochaine conséquence de cet événement sur notre économie ?
TL;DR
- Iran attaque Israël avec des drones suite à une tension croissante.
- Le conflit pourrait influencer le prix du pétrole.
- Les prix du pétrole sont déjà élevés, une nouvelle hausse est incertaine.
Une montée en tension au Moyen-Orient
Le 13 avril 2024, l’Iran a déclenché une attaque de drones contre Israël, une action qui survient en réaction à une attaque contre son consulat à Damas, imputée aux Israéliens. Cette escalade fait suite à la recrudescence de la guerre entre Israël et le Hamas depuis le 7 octobre 2023.
Impact sur le marché du pétrole
Le marché du pétrole pourrait subir des perturbations en raison de cette situation. Rappelons que lors de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le baril de Brent avait enregistré une hausse de plus de 25 dollars, entraînant une augmentation directe des prix à la pompe. Un « remake » de cette situation n’est pas à écarter.
Ce 15 avril 2024, le baril de Brent se négocie autour de 89 dollars, selon Olivier Gantois, président de l’Union française de l’industrie pétrolière (Ufip). Un prix déjà élevé, signe d’un marché pétrolier tendu.
Une hausse des prix incertaine
Les analystes du marché pétrolier estiment que ni l’Iran, ni l’Arabie Saoudite, ni les États-Unis ne souhaitent une escalade du conflit au Moyen-Orient. Olivier Gantois se veut rassurant : « La bonne nouvelle, c’est que je ne vois pas de raison pour que les prix montent significativement. La mauvaise, c’est qu’ils sont déjà hauts. »
La suite des évènements
Une riposte d’Israël pourrait bouleverser cette situation. Pour l’heure, l’Iran considère l’affaire terminée, mais Israël pourrait contre-attaquer. Les opérations militaires israéliennes se poursuivent dans la bande de Gaza, malgré l’attaque iranienne. La situation reste donc incertaine.
