Addiction à la sédentarité : Comment la chaise menace-t-elle notre santé ?
Le manque d'activité physique peut favoriser l'apparition de maladies cardiovasculaires. En revanche, pratiquer régulièrement du sport permet de réduire ce risque. Quel sport envisagez-vous pour améliorer votre santé cardiovasculaire?
TL;DR
- La sédentarité favorise les maladies cardiovasculaires.
- L’activité physique régulière diminue le risque de maladies.
- Le professeur François Carré milite pour plus d’activité physique.
La sédentarité, un fléau pour notre santé
En France, nombre de travailleurs passent une grande partie de leur journée assis derrière un bureau. Cette sédentarité, bien que courante, est néfaste pour notre santé. Elle favorise notamment l’apparition de maladies cardiovasculaires. C’est ce que soutient le professeur François Carré, cardiologue et médecin du sport à Rennes, qui milite pour une activité physique régulière.
Une lutte contre l’inactivité et la sédentarité
Le professeur Carré, qui dénonce l’« addiction à la chaise », explique que notre génome, proche de celui de l’homo sapiens, est programmé pour être actif. Or, notre mode de vie moderne, caractérisé par une alimentation excessive et une activité physique insuffisante, stimule nos gènes de manière déséquilibrée. Nous ne stimulons plus les gènes de l’endurance car on passe notre temps assis.
Lorsque nous sommes sédentaires, nos cellules graisseuses libèrent des molécules qui augmentent l’inflammation et le stress oxydant, favorisant le développement de maladies chroniques. À l’inverse, l’activité physique libère des myokines, des protéines qui diminuent l’inflammation et le stress oxydant, tout en renforçant notre immunité. L’activité physique est donc une véritable arme contre l’inflammation chronique à l’origine de nombreuses maladies chroniques.
Les bienfaits de l’activité physique
Outre ses effets positifs sur l’inflammation et le stress oxydant, l’activité physique a un impact direct sur tous les facteurs de risques cardiovasculaires. Elle favorise la circulation sanguine, diminue la pression artérielle, le taux de glycémie et le mauvais cholestérol, tout en stabilisant les plaques d’athérome. « Comme pour le traitement des maladies chroniques, l’activité physique est recommandée après un infarctus au même niveau de preuves que les bétabloquants ! », affirme le professeur Carré. L’activité physique a également un effet bénéfique sur la santé mentale, favorisant la sécrétion de dopamine, d’endorphine, de sérotonine et de BDNF, une molécule qui stimule la neurogénèse et l’angiogenèse cérébrale.
Un appel à l’action
Le professeur Carré appelle à une prise de conscience de l’importance de l’activité physique et plaide pour une réduction de la sédentarité, qui tue et ne repose pas. Il recommande de mettre le corps en mouvement toutes les heures et de casser les périodes de sédentarité. Il souligne l’importance de l’activité physique chez les enfants, dont la capacité physique est en baisse, et appelle le ministère de l’Education nationale à rendre obligatoire l’activité physique à l’école, pour le bien-être et les performances scolaires des élèves.
