Risque de gel jusqu’à fin avril en France : coup de froid suscite l’inquiétude
L'évolution de la végétation pourrait entraîner des effets significatifs sur certaines cultures en cas de gelées. Pourquoi cela pourrait-il être problématique ?
TL;DR
- Le mercure chute en raison d’un anticyclone à l’ouest de l’Europe.
- Les gelées menacent les cultures françaises et pourraient causer la perte totale de récoltes.
- La douceur hivernale et printanière, accentuée par le réchauffement climatique, est une problématique majeure.
Un anticyclone menaçant pour les récoltes
En raison d’un anticyclone à l’ouest de l’Europe et une dépression à l’est, les températures chutent, créant une inquiétude grandissante parmi les arboriculteurs et viticulteurs français. Ce flux orienté au nord, qui devrait perdurer jusqu’à la mi-avril, pourrait causer des gelées à travers le pays, menaçant ainsi les cultures.
Risque de perte totale de récolte
Un risque de perte totale de récolte par cumul de nuits de gel est à craindre selon l’agroclimatologue Serge Zaka. Ce « scénario redouté », présent depuis plusieurs années, est exacerbé par des températures maximales souvent inférieures aux normales de saison. La nébulosité, le vent et la phénologie (la croissance et le développement des plantes) sont des facteurs clés dans ce risque.
La végétation en avance suite à des températures douces
Les températures exceptionnellement douces en début d’avril ont entraîné une avancée de la végétation. Cependant, ce changement radical de temps pourrait avoir des conséquences dévastatrices pour les cultures. Pour tenter de lutter contre ces épisodes de gel, les arboriculteurs équipent parfois leurs arbres de bougies antigel.
La douceur hivernale et printanière : un problème majeur
Le réchauffement climatique engendre une douceur hivernale qui réveille les végétaux beaucoup plus tôt que d’habitude. Cela les rend ensuite vulnérables au gel. Serge Zaka souligne que cette situation est observée depuis plusieurs années et peut causer de graves dégâts, comme ce fut le cas après le gel massif d’avril 2021.
