Kendji Girac touché par une balle de Colt 45 : Comment acquérir et détenir ce pistolet en toute légalité ?
Le chanteur s'est malheureusement blessé avec un Colt le dimanche soir 21 avril 2024. Cette arme, retrouvée dans un buisson, est soumise à une réglementation extrêmement rigoureuse. Comment s'est-il procuré cette arme ?
TL;DR
- Le chanteur Kendji Girac s’est blessé avec un Colt 45.
- Il est soumis à une réglementation très stricte en France.
- Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances.
Le drame de Kendji Girac
Dimanche 21 avril 2024, une nuit qui aurait pu être fatale pour Kendji Girac. Le célèbre chanteur, âgé de 27 ans, a été blessé par un Colt 45, une arme à feu, à Biscarrosse, dans les Landes. Une enquête est actuellement menée pour éclairer les circonstances de cet incident.
Le Colt 45 : une arme réglementée
Le Colt 45, également appelé M1911, est une arme de catégorie B, soumise à une réglementation très stricte en France. Selon les déclarations de Girac, c’est avec cette arme, retrouvée dans un buisson après l’incident, qu’il se serait blessé.
Quels sont les critères pour détenir une telle arme ? En France, depuis 2013, la réglementation s’est durcie. Pour détenir un Colt 45, il faut :
- Avoir une licence de tir
- Avoir au moins six mois d’ancienneté dans un club de tir
- Avoir effectué minimum trois tirs contrôlés
Pour Hadrien Neumayer, spécialiste des armes anciennes, ces tirs contrôlés sont des procédures rigoureuses. Ils servent à vérifier que le tireur peut manipuler l’arme sans se mettre en danger – ce qui n’a visiblement pas été le cas pour Kendji Girac.
Procuration et légalité
Mais comment Girac s’est-il procuré cette arme ? Selon Neumayer, cela dépend du modèle du Colt. Les modèles anciens, datant des années 1900, sont considérés comme « obsolètes » et sont donc plus facilement disponibles. Les modèles plus récents, produits après les années 1980, sont soumis à des conditions de vente plus strictes.
« L’arme est soit volée, soit vendue par un armurier malhonnête », déclare le spécialiste. Pour l’instant, il est difficile de trancher. La section de recherche de la gendarmerie de Pau et la brigade de Parentis-en-Born sont chargées de l’enquête.
À travers cet incident, se pose la question du contrôle des armes à feu en France. Un sujet qui, malheureusement, fait écho à une actualité tragique.
