Grève des contrôleurs aériens : risque d’annulation de 70% des vols ce jeudi 25 avril
Après l'échec des négociations avec la DGAC, le SNCTA et les autres syndicats de contrôleurs aériens ont déclaré une grève. Quelle sera la prochaine étape de cette confrontation ?
TL;DR
- Les contrôleurs aériens français prévoient une grève suite à l’échec des négociations avec la DGAC.
- La grève vise à réclamer des mesures d’accompagnement de la réforme du secteur, notamment des hausses de salaire.
- La grève pourrait causer d’importantes perturbations et retards pour les voyageurs en avion.
Un ciel turbulent pour les voyageurs
Jeudi 25 avril 2024, préparez-vous à des turbulences si vous planifiez de voyager en avion. Les contrôleurs aériens français annoncent une « mobilisation record » à la suite de l’échec des négociations concernant la réforme de leur secteur.
Une grève annoncée
Le Syndicat national des contrôleurs du trafic aérien (SNCTA) et d’autres organisations syndicales ont déposé un préavis de grève après l’échec des discussions avec la Direction générale de l’aviation civile (DGAC). « On a une mobilisation record, et donc il faut s’attendre à de très fortes perturbations, à de très gros retards », a prévenu un secrétaire national du SNCTA.
Les raisons de cette mobilisation
Les contrôleurs aériens réclament des mesures d’accompagnement à la hauteur de la refonte du contrôle aérien en France. Ce projet de réforme, entamé il y a 15 mois, vise à augmenter la productivité. Il implique notamment une réduction des « centres de contrôle d’approche », et un désengagement d’un nombre inconnu d’aérodromes. En toile de fond, une augmentation prévue du trafic aérien de 20 à 30% d’ici à 2030.
Une hausse des salaires demandée
Le SNCTA veut « accompagner cette recherche de performance » avec des hausses de salaire. L’objectif est de faire converger les salaires vers les « standards sociaux européens ». Le syndicat rappelle que cela n’impliquerait pas de coûts supplémentaires pour le contribuable français, le budget de la DGAC étant abondé par les redevances des compagnies aériennes.
« Nos homologues européens sont payés deux à trois fois nos salaires. », rappelle un responsable du SNCTA. Le syndicat réclame une hausse de 25% des rémunérations d’ici 2027.
En cas de grève, les compagnies aériennes devront probablement annuler une partie de leurs vols. Cela pourrait affecter jusqu’à plus de 70% des vols dans certains aéroports, alors que les vacances scolaires de printemps sont encore en cours. La DGAC n’a pas souhaité commenter davantage sur le fond des négociations.
