Kendji Girac touché par une balle d’une arme de brocante : Que dit la loi ?
Le soir où une balle a frappé sa poitrine, le jeune chanteur de 27 ans a confié aux secouristes que l'arme aurait été acquise dans une brocante. Qu'en dit la législation ?
TL;DR
- Kendji Girac blessé par balle, prétend avoir acheté l’arme en brocante.
- La loi interdit la vente d’armes à feu lors des brocantes.
- Non-respect de la loi peut entraîner une peine de 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende.
Le mystère de l’arme de Kendji Girac
Le chanteur Kendji Girac, blessé par une balle au thorax, affirme aux enquêteurs avoir acquis l’arme, un pistolet Colt 45, lors d’une brocante. Une déclaration qui soulève de nombreuses interrogations, compte tenu de la législation en vigueur en France.
La loi et les armes : une réglementation stricte
En France, la loi encadre rigoureusement la vente d’armes. Hadrien Neumayer, armurier et spécialiste des armes anciennes, souligne que « il est impossible de vendre une arme à l’occasion d’une brocante ». L’interdiction concerne les armes de catégories A et B, les plus dangereuses, dont fait partie le Colt 45. Les vendeurs d’armes de catégorie C doivent justifier d’un agrément préfectoral. Cependant, l’armurier nuance : « On trouve de tout entre les anciens stocks de guerre, les héritages et les trouvailles. »
Une réalité plus complexe
Malgré cette interdiction, le matériel de guerre, y compris les armes de catégorie A, est souvent présent dans les brocantes. Les obus et les douilles de la Seconde Guerre mondiale y sont tolérés, alors qu’il est interdit de les vendre. Il en va de même pour les petites armes de poing de catégorie B, couramment retrouvées sur les étals. « Alors qu’il est strictement interdit d’exposer cette catégorie au grand public », déplore Hadrien Neumayer. Quant aux armes de type C, elles doivent être exposées en sécurité et enchaînées.
Sanctions en cas de non-respect
Le Code pénal français est clair : « l’achat, la vente ou la détention d’une arme de catégorie B sans documents administratifs » est passible de cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende. Dans le cas de Kendji Girac, les enquêteurs cherchent à comprendre les conditions de détention de son Colt 45.
