Pollakiurie : votre fréquente envie d’uriner pourrait être un signe!
Si on vous fait souvent remarquer que vous semblez avoir une petite vessie car vous êtes contraint de faire des arrêts fréquents pour aller aux toilettes, surtout lors de longs trajets, vous souffrez peut-être de pollakiurie. Avez-vous consulté un médecin à ce sujet ?
TL;DR
- La pollakiurie, besoin fréquent d’uriner, peut être causée par diverses maladies.
- Un calendrier mictionnel aide à diagnostiquer l’origine du problème.
- Différents traitements existent, de la modification du comportement à la chirurgie.
Comprendre la pollakiurie
En tant que journaliste avec deux décennies d’expérience, je suis là pour vous informer sur une condition médicale que certains d’entre vous pourraient éprouver sans même le savoir : la pollakiurie. Autrement dit, le besoin fréquent d’uriner, que cela soit pendant le jour ou la nuit. Vous pourriez penser que c’est simplement parce que vous avez une petite vessie, mais en réalité, il se pourrait que vous souffriez de cette condition.
Identifier les causes possibles
La pollakiurie peut être causée par une variété de facteurs. Parmi eux, les infections des voies urinaires comme la cystite aiguë ou la pyélonéphrite, un cancer de la vessie, une réduction de la capacité de la vessie suite à un traitement contre le cancer, ou même un dysfonctionnement lié à une atteinte du système nerveux, dû par exemple à une sclérose en plaques ou une maladie de Parkinson. Une hyperactivité de la vessie peut également être à l’origine de ce phénomène. Parfois, aucune cause précise n’est identifiée, on parle alors de pollakiurie idiopathique.
Le diagnostic : un calendrier mictionnel
Une fois les autres causes écartées, l’étape suivante est la réalisation d’un calendrier mictionnel sur 3 ou 4 jours. Ce document, qui consigne le nombre total de mictions sur 24 heures et leur volume, ainsi que la présence d’éventuels symptômes associés, est un outil précieux. Selon l’« Association Française d’Urologie », « il aidera l’urologue à déterminer le volume d’urine des 24 heures et la part nocturne ainsi qu’à quantifier de manière objective la fréquence des mictions ».
Traitements : de la modification du comportement à la chirurgie
Dans les cas idiopathiques, la première étape est de rectifier des comportements aberrants et d’éviter les facteurs irritatifs comme l’alcool, le thé ou le café. Un réajustement du rythme des boissons, un traitement des maladies causales et l’élimination des obstacles sont également recommandés. Si ces adaptations ne suffisent pas, certains médicaments peuvent être utiles, même s’ils ne sont pas dénués d’effets secondaires. Enfin, si rien n’y fait, on qualifie la pollakiurie de réfractaire. Dans ce cas, des injections de toxine botulique dans le muscle vésical ou des traitements chirurgicaux peuvent être envisagés. N’hésitez pas à consulter votre médecin traitant, qui vous dirigera vers un urologue si besoin.
