Biden admet que des civils à Gaza ont été tués par des bombes américaines dans le conflit Israël-Hamas
Pour la première fois, le président américain a émis une menace de suspendre les approvisionnements en armes à Israël si une offensive majeure était lancée à Rafah. Quelles seront les répercussions possible de cette déclaration audacieuse ?
TL;DR
- Le Président américain menace d’arrêter les livraisons d’armes à Israël.
- L’armée israélienne a bombardé la bande de Gaza.
- Des négociations indirectes entre Israël et le Hamas ont repris.
Un tournant dans la politique américaine
Le Président américain, Joe Biden, a récemment exprimé une menace inédite envers Israël, son allié de longue date. Face à la situation explosive à Rafah, ville surpeuplée située près de la frontière égyptienne, il a déclaré sur CNN : « S’ils entrent à Rafah, je ne leur livrerai pas les armes ». Cette déclaration marque une rupture significative dans la politique américaine, traditionnellement en soutien à Israël.
Des frappes israéliennes malgré la menace
Malgré cette mise en garde, l’armée israélienne a procédé le jeudi 9 mai 2024 à des bombardements sur la bande de Gaza. Ces actions, perçues comme des préliminaires à une offensive majeure sur Rafah, ont été effectuées malgré le risque élevé de pertes civiles. En effet, Rafah abrite non seulement les derniers bataillons du mouvement islamiste Hamas, mais aussi 1,4 million de Palestiniens, majoritairement déplacés par la guerre.
Le désaccord s’installe entre les alliés
La réaction d’Israël à la menace américaine n’a pas tardé. L’ambassadeur d’Israël à l’ONU a déclaré que cette menace était « difficile à entendre et très décevante ». Parallèlement, les actions israéliennes se sont intensifiées avec le déploiement de chars à Rafah et la prise de contrôle du passage frontalier avec l’Égypte.
Les négociations pour la paix continuent
En dépit de cette situation tendue, les pourparlers de paix se poursuivent. Des négociations indirectes entre Israël et le Hamas ont repris au Caire, avec le Qatar, l’Egypte et les Etats-Unis en tant que médiateurs. En parallèle, le directeur de la CIA, William Burns, a rencontré le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, pour discuter d’une possible « pause » dans les opérations militaires.
