Plan Épervier déclenché suite à l’attaque d’un fourgon pénitentiaire à Incarville: de quoi s’agit-il?
Deux gardiens de prison ont tragiquement perdu la vie ce mardi 14 mai 2024 à Incarville (Eure) suite à l'évasion d'un détenu. Un vaste mécanisme de recherche a été déployé. Que réserve l'avenir pour la sécurité des prisons ?
TL;DR
- Deux agents pénitentiaires tués, un détenu s’évade à Incarville.
- Dispositif de recherche majeur en cours, plan Épervier lancé.
- Macron promet justice, toutes les ressources de forces de l’ordre mobilisées.
L’insécurité frappe à Incarville
Le mardi 14 mai 2024 a été marqué par un événement tragique à Incarville, dans le nord de l’Eure. Un détenu s’est échappé lors d’une attaque contre un fourgon de l’administration pénitentiaire, causant la mort de deux agents pénitentiaires, comme le rapporte notre rédaction locale, La Dépêche de Louviers. Trois autres agents ont été blessés lors de cette attaque.
Plan Épervier en action
Afin de localiser et d’appréhender le prisonnier échappé et ses complices, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a déclenché le plan Épervier. Cette opération spéciale de gendarmerie est mise en place lors d’un enlèvement, d’une évasion ou de la recherche d’une personne recherchée. « Tous les moyens sont mis en œuvre pour retrouver ces criminels. Sur mon instruction, plusieurs centaines de policiers et de gendarmes sont mobilisés », a déclaré le ministre.
Une mobilisation sans précédent
Ce plan, également connu sous le nom de « plan immédiat d’intervention », permet de mobiliser toutes les ressources des forces de l’ordre, y compris les hélicoptères, les drones, les gendarmes départementaux, les gendarmes mobiles, le GIGN et les gardes républicains. Le président Emmanuel Macron a réaffirmé cet engagement, assurant que « tout est mis en œuvre pour retrouver les auteurs de ce crime afin que justice soit rendue au nom du peuple français ».
Un précédent inquiétant
Il est à noter que ce plan Épervier a déjà été déclenché par le passé, lors de la traque des frères Kouachi après l’attaque contre Charlie Hebdo en janvier 2015. Les deux hommes avaient été poursuivis pendant trois jours avant d’être découverts dans une imprimerie à Dammartin-en-Goële, en Seine-et-Marne, où ils ont été tués.
