Syndicats demandent une journée ‘prisons mortes’ ce mercredi suite à attaque de fourgon pénitentiaire en France
Suite à l'assaut du fourgon pénitentiaire à Incarville, l'intersyndicale a déclaré une journée de "prisons mortes" à travers l'Hexagone pour ce mercredi 15 mai 2024. Quelle sera la réaction du gouvernement face à cette initiative ?
TL;DR
Attaque à Incarville : une journée de protestation
Un événement tragique s’est produit le 14 mai 2024, l’attaque d’un fourgon pénitentiaire à Incarville. Suite à cet incident, l’intersyndicale a fait appel à une journée de mobilisation, appelée « prisons mortes », qui se tiendra le mercredi 15 mai 2024 sur l’ensemble du territoire.
Solidarité et recueillement
Les syndicats FO Justice, Ufap-Unsa Justice, CGT-Pénitentiaire et SPS, ont uni leur voix pour exprimer leur deuil. « La famille pénitentiaire est en deuil », annonce le communiqué publié le mardi. Leurs revendications sont claires : « le blocage de l’ensemble des établissements et structures pénitentiaires pour exprimer notre émotion et en soutien à nos collègues morts en service ». Ils appellent également à respecter une minute de silence le lendemain à 11h.
Des revendications pour améliorer les conditions de travail
Les syndicats expriment leur ras-le-bol face à une situation qui se dégrade. Ils ne peuvent plus « accepter la surpopulation pénale ainsi que la ventilation des emplois qui délaissent mois après mois nos effectifs tant sur la coursive que dans nos équipages ». Parmi leurs revendications, on retrouve :
- La réduction drastique des extractions en favorisant l’utilisation de la visioconférence des magistrats ou leurs déplacements en établissements;
- Une refonte et harmonisation des niveaux d’escorte;
- La fin des escortes « panachées » et a minima à trois agents;
- L’égalité en termes de moyens entre la métropole et les DOM-COM;
- Des équipements et du matériel mieux adaptés;
- Le déploiement de brouilleurs de téléphones portables et du contrôle des drones.
En conclusion, l’intersyndicale rappelle que cette liste est « loin d’être exhaustive » et demande une audience à Eric Dupond-Moretti, ministre de la Justice, pour discuter de ces problématiques.
