Est-ce que l’interdiction des voitures thermiques en 2035 nous avantage?
L'interdiction de vente de véhicules thermiques prévue pour 2035, une mesure clé du Green Deal, suscite des interrogations. Est-ce un objectif réaliste ou trop ambitieux? Qu'en pensez-vous ?
TL;DR
- L’UE interdira la vente de véhicules thermiques en 2035.
- La transition vers l’électricité se fera progressivement.
- Cette mesure fait l’objet de débats politiques et économiques.
Le virage électrique à l’horizon 2035
En 2035, les concessions automobiles européennes ne proposeront que des véhicules 100% électriques. Cette transition, bien que lointaine, est déjà en marche et suscite de nombreux débats.
Une transition progressive et stratégique
Neil Makaroff, directeur du think tank Strategic Perspectives, qui promeut l’action climatique au niveau européen, est confiant quant à la faisabilité de ce délai. Selon lui, les constructeurs automobiles n’ont pas d’autre choix que de prendre le tournant de l’électrique. Cette transition ne sera pas brutale mais se fera progressivement, par étapes.
Non seulement cette mesure permettra de rattraper le retard de l’Europe face à la concurrence chinoise et américaine, mais elle attirera également les investisseurs dans le nord de la France. Des projets de mines de lithium sont également en cours pour garantir notre indépendance vis-à-vis des autres pays.
Des oppositions et des interrogations
Cependant, cette réforme ne fait pas l’unanimité. Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national aux européennes, s’oppose farouchement à l’interdiction de vente de véhicules thermiques. Il craint une augmentation des factures, une dépendance accrue aux métaux rares chinois et une désorganisation des industriels.
De plus, l’accessibilité de ces voitures pose question. Si l’engouement pour la voiture électrique est réel, il est nécessaire de produire des véhicules plus petits et moins chers pour que le grand public puisse en bénéficier.
Une mesure bénéfique pour tous ?
Malgré les controverses, Neil Makaroff estime que cette mesure est bonne pour l’industrie, le pouvoir d’achat et la planète. En effet, une voiture électrique rejette 3 à 5 fois moins de CO2 qu’une thermique sur l’ensemble de son cycle de vie.
Toutefois, des questions restent en suspens, notamment sur l’autonomie des véhicules, l’infrastructure pour recharger les batteries et le recyclage de celles-ci. Si les opposants à l’interdiction étaient majoritaires, ils pourraient revenir sur le Green Deal, mettant en péril les investissements et les emplois créés pour les voitures électriques.
