Nouvelle-Calédonie: Levée de l’état d’urgence, aéroport toujours fermé
La présidence a précisé que son rôle est de favoriser les rencontres entre les indépendantistes et d'organiser les déplacements des élus ou responsables capables de demander la levée des barrages. Quels pourraient être les impacts de ces actions ?
TL;DR
- L’état d’urgence sera levé mardi en Nouvelle-Calédonie.
- L’aéroport restera fermé jusqu’à dimanche malgré une baisse des tensions.
- La réforme électorale controversée pourrait être soumise à référendum.
Une lueur d’espoir en Nouvelle-Calédonie
Le climat tendu qui règne en Nouvelle-Calédonie depuis le 16 mai dernier devrait connaître une amélioration. La présidence française a annoncé la levée de l’état d’urgence pour le mardi matin. C’est une première étape importante vers un retour à la normale, bien que l’aéroport international demeurera fermé jusqu’à dimanche.
Situation de l’aéroport
L’aéroport de Nouméa, fermé aux vols commerciaux depuis le 14 mai, restera inaccessible au moins jusqu’au 2 juin, malgré une diminution notable des violences. La route menant à l’aéroport est toujours jonchée de carcasses de véhicules et présente une forte dégradation par endroits.
Contexte politique tendu
C’est l’adoption d’une réforme électorale controversée qui a enflammé la situation. Cette réforme, qui prévoit l’élargissement du corps électoral local pour les scrutins provinciaux, a suscité de vives protestations. Les indépendantistes craignent que ce changement ne « minorise » le peuple autochtone kanak, qui représente plus de 41% de la population locale. Le président Emmanuel Macron a évoqué la possibilité de soumettre cette réforme à un « référendum ».
Impact économique des émeutes
Les émeutes ont eu un impact majeur sur l’économie locale. Le secteur du nickel, qui emploie directement ou indirectement 20 à 25 % des salariés calédoniens, est gravement touché. Cette situation précaire pourrait conduire à des « ingérences » de la Chine, qui a un grand besoin de nickel pour produire ses batteries, selon le sénateur français Claude Malhuret.
Le Récap