Participez à l’action collective en justice suite au rappel massif des Citroën C3 et DS3!
Le fabricant de voitures pourrait faire face à des accusations de mise en danger de la vie d'autrui, de fraude et d'escroquerie pour avoir omis d'informer les conducteurs sur les risques liés aux airbags Takata. Quelles pourraient en être les conséquences ?
TL;DR
- Des conducteurs de Citroën se regroupent pour une action collective.
- Stellantis pourrait être accusé de mise en danger d’autrui et de fraude.
- La justice pourrait sanctionner le comportement de Citroën.
L’affaire des airbags Takata : Citroën dans le viseur
Un vent de révolte souffle sur les propriétaires de C3 et DS3. À la suite d’un rappel massif de Citroën lié à la dangerosité des airbags Takata, une action collective se prépare. Leur grief ? Le manque d’information sur les risques encourus et le silence de la part du constructeur automobile.
Le ras-le-bol des conducteurs
Leur mécontentement se cristallise notamment sur les réseaux sociaux. Le désarroi des conducteurs est palpable, comme le souligne l’avocat Christophe Lèguevaques : « Depuis que Citroën a envoyé le fameux recommandé, j’ai reçu une centaine d’appels et de mails de personnes paniquées, en colère ou désespérées en une semaine ». Face à la situation, une action collective se prépare pour porter l’affaire en justice. Le lancement officiel est prévu pour le 6 juin 2024.
Une action judiciaire contre Stellantis
Christophe Lèguevaques, ayant déjà mené plusieurs actions collectives notamment contre Renault, prend les rênes de cette affaire. « C’est une erreur de la part de Citroën de ne pas avoir préparé le rappel, de ne pas avoir mis les effectifs matériels et humains pour justement faire en sorte que cela se passe dans de bonnes conditions », déplore-t-il. Si les accusations se confirment, le constructeur automobile pourrait être accusé de mise en danger d’autrui, de fraude et d’escroquerie.
Quels risques pour Stellantis ?
Les conséquences pour Stellantis dépendront principalement du jugement rendu. Des amendes pourraient être infligées, dont le montant sera déterminé par le tribunal. Par exemple, Honda a été condamné aux États-Unis à une amende de 70 milliards d’euros pour avoir omis de transmettre des documents relatifs à la sécurité des voitures, dont un concernait précisément les airbags Takata. Par ailleurs, la sanction pourrait également tenir compte des préjudices moraux ou matériels subis par les consommateurs. Selon Me Lèguevaques : « l’union fait la force ».
