Pourquoi Eric Ciotti clôture-t-il le siège des Républicains pour les législatives 2024 ? Un vent de panique souffle sur le parti.
Mercredi 12 juin 2024, l'actuel leader des LR a ordonné la fermeture du siège de son parti, annulant une réunion politique prévue à 15h pour discuter de sa destitution. Quelle sera sa prochaine action pour maintenir sa position ?
TL;DR
- Eric Ciotti ferme le siège des LR ce mercredi 12 juin 2024.
- Il avait invité les salariés à quitter les lieux.
- La destitution d’Eric Ciotti devait être abordée lors d’une réunion.
Un mercredi pas comme les autres pour les Républicains
Mercredi 12 juin 2024, une journée dramatique s’annonce pour les Républicains (LR). Eric Ciotti, patron du parti, prend une décision inédite : il ordonne l’évacuation du siège du parti, situé place du Palais-Bourbon à Paris, avant d’en verrouiller les portes.
Un mail qui sonne le glas
Selon Le Figaro, Ciotti a communiqué cette décision aux employés à travers un mail, les invitant à poursuivre leur journée en télétravail. Cette annonce intervient à quelques heures d’une réunion cruciale du bureau politique, initiée par la Secrétaire générale des Républicains, Annie Genevard.
La destitution d’Eric Ciotti en question
Le menu de cette réunion prévue à 15 heures ? La destitution d’Eric Ciotti, souhaitée par une majorité de ses pairs. La raison ? Son annonce surprise de vouloir former une alliance avec le Rassemblement national. Une heure avant la fermeture du siège, l’AFP révélait que Ciotti ne participerait pas à cette réunion.
Un bureau politique contesté
Pour Ciotti, cette réunion n’obéit pas aux règles démocratiques des LR. « La réunion convoquée par Annie Genevard (Secrétaire général des Républicains, NDLR) ne répond pas aux exigences juridiques de nos statuts et de notre règlement intérieur. » indique-t-il. Il soutient que cette réunion n’a « aucune valeur juridique ».
Depuis l’annonce de son rapprochement avec le RN, Ciotti affirme que sa décision est plébiscitée par les militants et une partie des députés. Une affirmation qui reste à prouver mais qui l’incite à ignorer la contestation des ténors du parti.
Un mercredi pas comme les autres pour les Républicains, où le débat interne semble avoir pris des proportions dramatiques.
