Première ministre du Bangladesh fuit le palais assiégé par des milliers de manifestants
Le commandant militaire a annoncé son intention de mettre en place un gouvernement provisoire, à la suite de la démission de la Première ministre. Quels changements cette transition pourrait-elle engendrer ?
TL;DR
- La Première ministre du Bangladesh, Sheikh Hasina, a quitté son palais suite aux manifestations.
- Le chef de l’armée, le général Waker-Uz-Zaman, prévoit de former un gouvernement intérimaire.
- Le pays est en crise suite à des manifestations violentes, avec un bilan de 300 morts depuis juillet.
Sheikh Hasina quitte le pouvoir au Bangladesh
Le Bangladesh connaît une crise politique majeure. La Première ministre Sheikh Hasina a quitté son palais de Dacca le 5 août, face à l’intensité des manifestations antigouvernementales. « Elle voulait enregistrer un discours. Mais elle n’a pas eu l’occasion de le faire », a indiqué une source proche.
Un gouvernement intérimaire à l’horizon
Dans la foulée, le chef de l’armée du Bangladesh, le général Waker-Uz-Zaman, a annoncé son intention de former un gouvernement intérimaire. Il avait promis deux jours auparavant que les militaires se tiendraient « toujours aux côtés du peuple ». Un ancien chef de l’armée et plusieurs ex-officiers supérieurs ont toutefois appelé à la retenue, soulignant que les citoyens n’avaient « plus peur de sacrifier leur vie ».
Crise sociale et politique
Depuis juillet, les manifestations ont pris une tournure violente, faisant au moins 300 victimes. Les protestataires, principalement des étudiants, dénoncent les faveurs dont bénéficient les proches du pouvoir et demandent la démission de Mme Hasina. La situation est telle que le pays est sous couvre-feu et l’accès à internet a été coupé.
L’appel des Nations unies
Face à cette violence, le Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a appelé à l’arrêt des violences. « La violence choquante au Bangladesh doit cesser », a-t-il déclaré. Une crise qui met en péril le pays, déjà fragilisé par une économie en berne avec la fermeture de ses 3500 industries textiles, principal moteur de sa croissance.
