Cancer : une épidémie alarmante frappe les jeunes, certaines générations plus vulnérables
D'après une récente étude, les individus nés après 1980 sont plus susceptibles de développer un cancer comparativement aux générations antérieures. Cela ne vous interpelle-t-il pas ?
TL;DR
- Les générations nées après 1980 présentent un risque accru de cancers.
- La génération Y montre une « épidémie de cancers ».
- Cette augmentation pourrait inverser des décennies de progrès contre la maladie.
La génération Y face à une « épidémie de cancers »
Selon une récente étude, les personnes nées après 1980, et plus particulièrement celles appartenant à la génération Y (à partir de 1981), sont plus susceptibles de développer des cancers par rapport aux générations précédentes. Ces résultats, publiés dans The Lancet Public Health, confirment ce que certains experts n’hésitent plus à qualifier d’« épidémie de cancers ».
Une étude d’envergure
L’étude, menée par l’American Cancer Society (ACS), a analysé les données de près de 24 millions de patients diagnostiqués avec 34 types de cancers et plus de 7 millions de décès dus à 25 types de cancers. Ces données, collectées entre le 1er janvier 2000 et le 31 décembre 2019, proviennent de la North American Association of Central Cancer Registries et du US National Center for Health Statistics.
Des taux d’incidence en hausse
Les chercheurs ont constaté que les taux d’incidence ont augmenté pour 17 des 34 cancers étudiés, notamment le cancer du pancréas, du rein et de l’intestin grêle chez les hommes et les femmes, ainsi que le cancer du foie chez les femmes. Le taux d’incidence était environ deux à trois fois plus élevé dans la cohorte de naissance de 1990 que dans celle de 1955.
Un risque accru pour les générations post-baby-boomers
« Ces résultats s’ajoutent aux preuves croissantes d’un risque accru de cancer chez les générations post-baby-boomers », déclare le Dr Hyuna Sung, auteur principal de l’étude. Le Dr Ahmedin Jemal, vice-président principal de l’ACS, souligne l’urgence d’identifier les facteurs de risque propres à ces générations pour mettre en place des stratégies de prévention efficaces.
« Sans interventions efficaces au niveau de la population, et comme le risque élevé chez les jeunes générations se poursuit avec l’âge, une augmentation globale de la charge du cancer pourrait survenir à l’avenir, arrêtant ou inversant des décennies de progrès contre la maladie. » alerte-t-il.
