Cyberattaque massive vise le Louvre parmi 40 musées français
Au cœur des Jeux Olympiques de Paris 2024, une cyberattaque a ciblé plusieurs institutions culturelles majeures en France, y compris le Louvre et le Grand Palais, ce week-end. Qui pourrait être derrière cette attaque et quels sont leurs motifs ?
TL;DR
- Plusieurs musées français ciblés par une cyberattaque.
- Les cybercriminels réclament une rançon en échange des données chiffrées.
- Une enquête a été ouverte par la police judiciaire parisienne.
Les musées français face à la cybercriminalité
En pleine effervescence des Jeux olympiques de Paris 2024, une nouvelle perturbatrice fait son apparition : la cybercriminalité. Effectivement, de nombreux grands musées français, dont le Louvre et le Grand Palais, ont subi une cyberattaque dévastatrice ce week-end.
Rançongiciel : une menace croissante
Le Grand Palais, hôte d’événements olympiques, ainsi qu’une diversité d’autres musées en France, ont été la cible d’un rançongiciel. Ce type de logiciel malveillant, exploitant les failles de sécurité, chiffre et immobilise les systèmes informatiques de l’entité touchée. Les cybercriminels, en retour, demandent une rançon pour rétablir l’accès.
Les attaquants ont visé le système de « centralisation de données financières » des enseignes localisées au sein de ces bâtiments historiques dans la nuit de samedi à dimanche. Ils ont par la suite demandé une rançon et ont menacé de « diffuser les données chiffrées », selon une source policière.
Une enquête en cours
L’Agence française de sécurité informatique (Anssi), mise au courant de l’incident, a affirmé que celui-ci n’affecte pas les systèmes d’information impliqués dans le déroulement des Jeux olympiques et paralympiques.
Quant aux musées, le Grand Palais a confirmé l’attaque, sans toutefois divulguer de détails supplémentaires. Le Louvre, lui, n’a pas encore réagi à cette situation.
Face à cette situation préoccupante, une enquête a été lancée pour atteinte à un système de traitement automatisé des données et extorsion en bande organisée. La Brigade de lutte contre la cybercriminalité (BL2C) de la police judiciaire parisienne a été chargée de cette affaire.
