« Cobayes humains » s’exposent aux virus pour la science: un besoin criant d’encadrement
Au cours de la pandémie de Covid-19, des individus en bonne santé se sont volontairement exposés au virus. Désormais, une charte a été mise en place pour réguler davantage cette pratique. Mais jusqu'où irions-nous pour contrôler la pandémie ?
TL;DR
- Une charte internationale encadre la participation de volontaires sains dans la recherche biomédicale.
- Les volontaires sains sont souvent motivés par une compensation financière.
- La France a déjà mis en place un registre national pour suivre les volontaires sains.
La protection des volontaires sains : une priorité mondiale
Lors de la pandémie de Covid-19, des hommes et des femmes de divers pays ont démontré un courage admirable en se portant volontaires pour des essais d’infection contrôlée. Cette décision de se faire intentionnellement exposer au SARS-CoV-2, le virus à l’origine du Covid-19, a permis d’accroître notre compréhension de la maladie et de sa transmission.
Une charte pour encadrer la participation des volontaires sains
Face à cette situation inédite, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a émis des recommandations pour encadrer ces essais. Parallèlement, en France, le comité d’éthique de l’Inserm (Institut national français de la santé et de la recherche médicale) a mis en place l’initiative VolREthics pour mieux protéger les volontaires sains. Cette initiative a abouti à la rédaction d’une charte internationale visant à promouvoir les bonnes pratiques en matière de recherche biomédicale.
Les motivations des volontaires
Les volontaires sains participent souvent à ces études pour obtenir une compensation financière, mais aussi parfois pour accéder à de meilleurs soins de santé. Les témoignages recueillis par VolREthics mettent en lumière une population souvent jeune, pauvre et sans emploi stable, prête à voyager sur de longues distances pour participer à des essais cliniques.
La France, pionnière dans l’encadrement des volontaires sains
Peu de pays ont développé une politique spécifique pour réglementer la recherche avec les volontaires sains. La France se distingue en ayant mis en place un fichier national dès les années 1990. Ce fichier, nommé VRB, permet de limiter le risque qu’un volontaire sain ne participe à plusieurs essais successifs sans tenir compte des délais de sécurité.
Une charte qui cherche à être adoptée au niveau international
La charte rédigée par VolREthics vise à être adoptée au niveau international pour offrir, partout dans le monde, des niveaux de protection similaires. Elle favoriserait la prise de conscience des particularités des volontaires sains qui contribuent à la recherche biomédicale, actuellement ignorées dans la majorité des pays.
