OMS classe l’épidémie de Mpox comme urgence sanitaire mondiale
L'Organisation Mondiale de la Santé a déclaré ce mercredi 14 août 2024, une urgence de santé publique à l'échelle internationale. Quelles pourraient être les implications de cette déclaration sur notre quotidien ?
TL;DR
- L’OMS déclare la variole du singe urgence de santé publique internationale.
- La maladie s’est propagée en Afrique, 17000 cas et 517 décès recensés.
- Le virus mute et semble se propager plus facilement.
Alerte maximale de l’OMS face à la variole du singe
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a récemment déclaré que la variole du singe, également appelée « mpox », constitue une urgence de santé publique de portée internationale. C’est la deuxième fois en deux ans que cette décision est prise, face à une épidémie de cette maladie infectieuse qui, originaire de la République démocratique du Congo (RDC), a gagné les pays voisins.
L’Afrique, l’épicentre de l’épidémie
Le professeur Dimie Ogoina, président du comité d’urgence de l’OMS, a révélé que « ce qui se passe en Afrique est en fait le sommet de l’iceberg ». Selon le comité, le véritable défi est bien plus grand, et la situation est aggravée par les faiblesses du système de santé qui empêchent d’avoir une vision globale de l’ampleur du problème. Le comité appelle à renforcer la surveillance et déplore le manque de vaccins.
Un appel à l’action internationale
Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, a insisté sur la nécessité d’une réponse internationale coordonnée pour mettre fin à ces épidémies et sauver des vies. Jean Kaseya, président de l’Africa CDC, a également déclaré le mpox comme une urgence de santé publique continentale, soulignant que « nous devons être proactifs et agressifs dans nos efforts pour contenir et éliminer ce fléau ».
Une propagation alarmante
Depuis le début de l’année, plus de 17.000 cas présumés de mpox et 517 décès liés à cette maladie ont été recensés en Afrique. C’est une augmentation de 160% du nombre de cas par rapport à la même période l’an dernier. Une souche différente du virus, la Clade IIb, s’était répandue dans le monde entier en 2022, principalement par contact sexuel entre hommes.
Les enfants, premières victimes
Selon l’Africa CDC, le taux de mortalité du virus est supérieur à 3%, et les enfants de moins de 15 ans sont les plus touchés, représentant au moins 60% des cas. Le virus se transmet par contact physique étroit avec une personne infectée. La nouvelle souche du virus, la « Clade Ib », provoque des éruptions cutanées sur tout le corps, contrairement aux précédentes souches qui étaient caractérisées par des éruptions et des lésions localisées.
