Tesla et autres véhicules électriques chinois visés par une surtaxe de l’Union Européenne
Bruxelles envisage d'augmenter les taxes sur les importations de véhicules électriques chinois en ajoutant jusqu'à 36% de surtaxe aux 10% déjà existants. Quelles conséquences cela pourrait-il avoir sur le marché de l'automobile électrique ?
TL;DR
- Bruxelles surtaxe les importations de voitures électriques chinoises.
- Tesla bénéficie d’un taux d’imposition réduit.
- La décision provoque des tensions entre l’UE et la Chine.
Bruxelles impose des taxes sur les véhicules électriques chinois
En réponse à la concurrence croissante des véhicules électriques chinois, Bruxelles a annoncé une surtaxe, s’ajoutant aux 10% de taxe déjà en place, qui peut atteindre jusqu’à 36% sur ces importations. Cette mesure, confirmée le mardi 20 août 2024, sera en vigueur pendant cinq ans.
Des exceptions notables
Tesla, le géant américain de l’automobile électrique qui possède ses propres usines en Chine, a obtenu une exception notable. En raison du niveau moindre de subventions reçues par la marque, Bruxelles a accordé à Tesla un taux « individuel » d’un montant de 9%.
Des réactions mitigées au sein de l’UE
La décision de Bruxelles a suscité des réactions divergentes parmi les États membres de l’UE. Alors que la France et l’Espagne soutenaient des mesures proportionnées, l’Allemagne, la Suède et la Hongrie s’opposaient à ces sanctions, craignant des représailles de la part de Pékin. Les constructeurs automobiles allemands, qui réalisent près de 40% de leurs ventes mondiales en Chine, se sont montrés particulièrement réticents à cette décision.
Des tensions accrues entre l’UE et la Chine
Cette décision a exacerbé les « tensions commerciales » entre l’UE et la Chine, selon la Chambre de commerce chinoise dans l’UE. En réponse à ces taxes, la Chine a lancé une enquête antidumping sur les importations de porc européen et pourrait également cibler les vins, les produits laitiers et les voitures à grosses cylindrées.
Malgré ces tensions, l’UE espère protéger une filière automobile qui emploie 14,6 millions de salariés dans l’UE tout en évitant un conflit avec la Chine, son deuxième partenaire économique derrière les États-Unis. Bruxelles reste « ouverte » à toute autre solution émanant de Pékin, qui soit conforme aux règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
