Covid-19 : une carence en vitamines K pourrait favoriser les formes sévères de la maladie
Le Covid-19 est peut-être en circulation chez l'homme depuis de nombreux mois, on ne connait encore que très peu de choses de son fonctionnement et des facteurs de risque. Une nouvelle étude apporte un nouvel éclairage sur le sujet.
Les études autour du Covid-19 sont très nombreuses actuellement. Tantôt pour tenter de trouver un vaccin, tantôt pour établir un traitement voire plus « simplement » pour identifier les facteurs de risque. Ceux-ci peuvent être très divers. Une étude menée par des scientifiques britanniques semble indiquer que de nombreux patients atteints de formes sévères de Covid-19 présentaient aussi des carences en vitamines K.
Une carence en vitamines K pourrait favoriser les formes sévères du Covid-19
L’étude en question a été menée en collaboration avec l’Institut de recherche cardiovasculaire de Maastricht (Pays-Bas) entre le 12 mars et le 11 avril dernier. Les scientifiques ont pu établir un lien entre une carence en vitamines K (K1 ou K2) et le développement de formes sévères du Covid-19. Les experts menaient une recherche comparée sur un groupe de malades présentant des formes sévères de la maladie face un autre groupe de personnes non infectées.
Il faudra d’autres études pour évaluer l’importance de ces vitamines
La forme la plus grave de la maladie entraîne une coagulation du sang et une dégradation des fibres élastiques dans les poumons. La vitamine K, que l’on retrouve notamment dans les légumes verts (épinards notamment), les œufs et certains fromages (les bleus, etc), permet notamment de produire des protéines régulant la coagulation et protégeant ces fibres pulmonaires : « Nous avons trouvé que les personnes qui sont mortes des suites du Covid-19 et qui se trouvaient en soins intensifs avaient des niveaux de vitamine K plus bas que ceux des personnes saines. Nous croyons qu’il y a un rapport entre la vitamine K et la progression de la maladie », expliquait le Dr Rob Janssen.
Il faudra maintenant mener d’autres études pour évaluer si un apport de vitamines K peut effectivement limiter les dégâts de la maladie et dans quelle mesure.
