Prochainement, un simple test d’urine pour détecter le cancer de la prostate ?

Image d'illustration. Labo scientifique microscope rechercheADN
Actuellement, la confirmation d'un cancer de la prostate ne peut se faire que par le biais d'une biopsie de cette glande appartenant à l'appareil reproducteur masculin. Existe-t-il d'autres méthodes pour le détecter ?
Tl;dr
- L’essai HOPE vise à diagnostiquer le cancer de la prostate par un test urinaire.
- L’équipe de l’Institut Curie cherche des biomarqueurs spécifiques dans les urines.
- Si efficace, le test pourrait éviter des biopsies invasives et stressantes.
Un pas vers un diagnostic non invasif du cancer de la prostate
Le cancer de la prostate, maladie la plus fréquente chez les hommes, est actuellement confirmé par une biopsie invasive et potentiellement stressante. Cependant, l’essai HOPE, mené par l’Institut Curie, pourrait révolutionner cette approche. Il vise à prouver la fiabilité d’un simple test urinaire pour diagnostiquer ce cancer.
Des biomarqueurs dans l’urine pour détecter le cancer
Le test urinaire développé par l’Institut Curie permet de détecter de nouveaux biomarqueurs du cancer de la prostate. Les chercheurs cherchent à prouver que ce test peut fournir un diagnostic rapide et non invasif. Les échantillons urinaires de participants sains et de patients suspectés d’être atteints ont été analysés pour définir une signature moléculaire du cancer de la prostate.
La recherche de la signature moléculaire du cancer
Les chercheurs utilisent des techniques de séquençage moléculaire de nouvelle génération et des algorithmes d’intelligence artificielle pour identifier ces biomarqueurs.
« Toutes nos cellules possèdent une identité moléculaire qui leur est propre. Pour les tumeurs, c’est la même chose », explique Antonin Morillon, directeur de recherche à l’Institut Curie. Ils ont ainsi identifié des séquences surexprimées dans le cancer de la prostate.
Un test urinaire régulier pour surveiller l’évolution du cancer
Si le test s’avère efficace, il pourrait permettre de connaître le pronostic du cancer et d’éviter des biopsies inutiles. Un test urinaire régulier pourrait être utilisé pour surveiller l’évolution de la maladie. « Il s’agit de pouvoir offrir ces outils aux patients », conclut Morillon.
