Quels sont les produits interdits d’achat avec des titres-restaurant en supermarché dès 2025 ?

Image d'illustration. Fruits legumesADN
Face à l'absence d'un nouveau gouvernement, le projet de loi visant à étendre les conditions d'utilisation de la "carte resto" ou des "tickets resto" en 2025 n'est plus à l'ordre du jour. Quelle sera la prochaine étape pour cette proposition ?
Tl;dr
- La loi étendant l’utilisation des « tickets resto » en 2025 est abandonnée.
- Les produits alimentaires bruts ne sont plus éligibles aux tickets-restaurants.
- Seuls les produits prêts à consommer peuvent désormais être payés avec ces titres.
Un coup d’arrêt pour l’utilisation élargie des tickets-restaurants
Dans un contexte où les habitudes des consommateurs français ont évolué, la proposition de loi visant à prolonger l’usage des « carte resto » ou des « tickets resto » en supermarché est aujourd’hui caduque. Un retour en arrière qui survient notamment en raison de l’absence d’un nouveau gouvernement.
Des produits alimentaires bruts désormais exclus
Depuis 2022, ces titres-restaurant permettaient aux Français d’alléger leur facture en supermarché, en incluant l’achat de produits alimentaires bruts. Une mesure initiée suite à la crise du Covid-19 et la fermeture des restaurants. « En supermarché, on pouvait acheter uniquement des produits consommables directement », indique Jean-Michel Rousseau, vice-président de la Commission nationale des titres-restaurant (CNTR).
Parmi ces produits, on retrouvait les fruits et légumes, les féculents, les viandes et poissons, les produits laitiers et même les produits sucrés et les boissons non alcoolisées.
Un retour à la situation d’avant 2022
Mais à partir du 1er janvier 2025, faute de calendrier parlementaire et en l’absence d’un nouveau gouvernement, l’usage de ces titres-restaurant sera restreint. « Nous reviendrons à la liste antérieure de produits éligibles, celle d’avant 2022 », précise le vice-président de la CNTR.
Les consommateurs ne pourront donc plus utiliser leur « carte resto » pour payer ces produits alimentaires bruts. Seuls les produits prêts à consommer et ne nécessitant aucune préparation seront à nouveau éligibles.
Une décision favorable pour les restaurateurs
Les seuls qui semblent se réjouir de ce retour en arrière sont les restaurateurs. La fin de cet usage élargi des titres-restaurant devrait leur permettre de récupérer une part du marché perdue au profit de la grande distribution.
L’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie estimait en effet à 576 millions d’euros le manque à gagner en un an pour les restaurateurs.
