Votre café matinal pourrait modifier votre cerveau

Image d'illustration. Gros plan d une tasse de café fumant et bâton de cannelle. ADN
Une étude surprenante révèle que votre café du matin pourrait modifier votre cerveau
Tl;dr
- Une étude révèle que la consommation quotidienne de café peut réduire le volume de la matière grise dans le cerveau.
- Des recherches antérieures suggèrent que le café a des propriétés neuroprotectrices, réduisant le risque de maladies neurodégénératives.
- La réduction de la matière grise n’est pas liée aux perturbations du sommeil, mais pourrait être un effet secondaire distinct de la caféine.
Le café, ami ou ennemi de notre cerveau ?
Le café, souvent considéré comme un reboostant pour la journée, pourrait en réalité avoir un effet insoupçonné sur notre cerveau.
Un impact sur la matière grise
Selon une étude récente, il semblerait que notre tasse de café quotidienne puisse réduire le volume de la matière grise dans notre cerveau.
Pour faire simple, la matière grise est la partie du cerveau où se produisent des processus tels que la sensation, la perception, le mouvement volontaire, l’apprentissage, la parole et la cognition. De son côté, la matière blanche facilite la communication entre les différentes zones de matière grise et entre la matière grise et le reste de notre corps.
Des effets bénéfiques également constatés
Cependant, il est important de noter que des recherches antérieures ont suggéré que le café protège notre cerveau de diverses maladies dégénératives comme la maladie d’Alzheimer. En effet, les propriétés neuroprotectrices du café pourraient réduire le risque de déclin cognitif et de maladies neurodégénératives comme la démence, le Parkinson et l’AVC. Les composés présents dans le café, comme les acides chlorogéniques, démontrent également un potentiel thérapeutique.
Un lien avec le sommeil ?
Une question se pose alors : cette réduction de la matière grise est-elle le résultat de l’effet de la caféine sur le sommeil ? Après tout, une privation ou une perturbation du sommeil est également associée à des réductions aiguës de la matière grise.
Cependant, l’étude n’a trouvé aucune différence dans l’activité du sommeil lent entre les périodes de placebo et de caféine. Les chercheurs en ont donc conclu que les réductions de la matière grise n’étaient pas liées aux perturbations du sommeil, mais étaient peut-être un effet secondaire distinct de la caféine.
Un effet temporaire ?
Selon les chercheurs, ces changements dans la morphologie du cerveau semblent être temporaires. Néanmoins, l’auteure de l’étude, Carolin Reichert, insiste en expliquant que notre travail ne signifie pas nécessairement que la consommation de caféine a un impact négatif sur le cerveau.
En revanche, qu’il est évident que la consommation quotidienne de caféine affecte notre « matériel » cognitif, ce qui devrait donner lieu à d’autres études.
