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Économie

Immobilier : la hausse des taux dans plusieurs banques doit-elle susciter des inquiétudes ?

Économie > Banque > Immobilier
Par Jérôme publié le 29 septembre 2025 à 15h00.
Immeuble résidentiel moderne

Image d'illustration. Immeuble résidentiel moderneADN

Alors que plusieurs établissements bancaires revoient à la hausse leurs taux de crédits immobiliers, la question de l’impact pour les emprunteurs se pose. Faut-il s’alarmer face à cette évolution ou relativiser cette augmentation récente ?

Tl;dr

  • Légère hausse des taux immobiliers observée depuis septembre.
  • Marché immobilier en reprise, dynamisé par les primo-accédants.
  • Franchir 4 % de taux paraît peu probable.

L’immobilier français face à une remontée mesurée des taux

Ces derniers mois, la question d’une nouvelle hausse des taux immobiliers anime de nombreux acteurs du secteur. Après deux ans de baisse continue, un frémissement s’est fait sentir : selon le courtier Cafpi, les taux sur 20 ans se sont stabilisés à 3,20 % en septembre. Certaines banques ont même appliqué des réajustements, modestes mais significatifs pour le marché.

Les courtiers sont unanimes : cette évolution reste « mesurée ». Laura Martino, directrice chez Cafpi, confirme : « Depuis août, quelques banques revoient leurs barèmes entre 0,05 % et 0,15 % d’augmentation ». Même constat chez Empruntis, où Caroline Pasquereau table sur « une progression de 0,10 % à 0,15 %, selon la durée d’emprunt ». Concrètement, cette hausse se traduit par quelques euros supplémentaires chaque mois pour les emprunteurs.

Tensions politiques et stabilité des OAT : quelles conséquences ?

Il serait tentant d’attribuer cette tendance uniquement à la conjoncture économique. Pourtant, les experts mettent également en avant l’instabilité politique récente : la démission du gouvernement Bayrou, suivie d’un vote de confiance agité, a poussé les taux d’emprunt d’État (les fameux OAT à dix ans) de 3,20 % à 3,50 %. Or, ces OAT servent directement de référence aux banques pour fixer leurs propres conditions de refinancement – et donc les taux des crédits immobiliers.

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La décision prise fin juillet par la BCE, qui a préféré maintenir ses taux après huit baisses consécutives, a également pesé dans la balance. Comme le souligne Sandrine Allonier du réseau Vousfinancer, « C’est tout un ensemble de facteurs qui explique la situation actuelle ».

Acheteurs : espoirs et incertitudes sur le marché immobilier

Difficile aujourd’hui d’affirmer si cette légère remontée freinera réellement les projets d’acquisition. Les courtiers affichent cependant leur optimisme prudent : malgré tout, les banques veillent à ne pas brider la reprise du marché. En témoignent les chiffres du baromètre SeLoger-Meilleurs Agents : environ 925 000 transactions attendues en 2025 contre 792 000 estimées pour cette année. Ce regain repose essentiellement sur l’ancien et le retour progressif des primo-accédants, désormais très convoités par les établissements bancaires qui n’hésitent pas à leur réserver des offres spécifiques.

Il subsiste toutefois des disparités : alors que certains profils privilégiés peuvent encore espérer décrocher un taux proche de 3 %, d’autres – célibataires en CDD notamment – voient leurs conditions se durcir.

L’horizon : vers une normalisation plutôt qu’une envolée ?

Reste à savoir si l’on risque bientôt de franchir le seuil symbolique des 4 %. Sur ce point, difficile de trancher nettement : toutes les voix interrogées jugent ce scénario improbable à court terme.

Elles rappellent surtout que la période récente des taux ultra-bas (1,5 %) était exceptionnelle ; revenir autour de 3 %, voire jusqu’à 3,5 %, s’inscrit davantage dans une forme de normalisation pour l’emprunt immobilier. La suite dépendra sans doute autant du climat politique que des décisions monétaires européennes.

Le Récap
  • Tl;dr
  • L’immobilier français face à une remontée mesurée des taux
  • Tensions politiques et stabilité des OAT : quelles conséquences ?
  • Acheteurs : espoirs et incertitudes sur le marché immobilier
  • L’horizon : vers une normalisation plutôt qu’une envolée ?
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