Kaamelott revient au cinéma : les secrets derrière le triomphe d’Alexandre Astier dévoilés
Le nouveau film de la saga Kaamelott, imaginée par Alexandre Astier, arrive ce mercredi au cinéma. Après le triomphe du premier opus, le public attend avec impatience de retrouver l’univers décalé et les personnages cultes.
Tl;dr
- Kaamelott revient au cinéma avec une fresque ambitieuse.
- Alexandre Astier repousse les limites de la saga.
- Un casting étoilé et l’absence remarquée de Perceval.
Une aventure cinématographique renouvelée
Retour en salle pour l’univers culte de Kaamelott, qui entame un nouveau chapitre sous la houlette d’Alexandre Astier. Après avoir conquis le petit écran dès 2005 sur M6 avec des formats courts et irrésistiblement drôles, la saga prend aujourd’hui une tournure résolument épique.
Cette fois, le réalisateur-acteur propose un récit où la gravité s’invite peu à peu, déployant toute l’ambition d’une fresque divisée en deux parties : la première sort ce mercredi 22 octobre, tandis que la suivante est annoncée pour novembre 2026.
Un tournage hors normes, une galerie foisonnante
Huit mois de travail intensif auront été nécessaires pour mettre sur pied ce diptyque, entre l’Islande, Malte, la France… et même un sous-marin. Difficile d’imaginer un projet plus exigeant : le budget atteint les 38 millions d’euros, et le film rassemble plus de 70 personnages.
À l’écran, on retrouve non seulement les piliers habituels – Alain Chabat, Guillaume Gallienne, Audrey Fleurot, ou encore Clovis Cornillac – mais aussi des visages nouveaux tels que Virginie Ledoyen, Haroun, ou Thomas VDB. Pourtant, certains absents pèsent lourd : le personnage de Perceval, joué par Franck Pitiot, ne fait pas son retour, une absence que regrette ouvertement Astier.
L’héritage Kaamelott : entre humour et noirceur
Avec ses allures de « heroic fantasy médiéval », cette version cinématographique revendique sa liberté narrative. Le réalisateur confie volontiers : « Pour moi, ça n’a jamais été une comédie. Je ne promets pas de faire rire… je ne sais pas le faire ».
De fait, si l’humour demeure en filigrane, le propos s’assombrit à mesure que le roi Arthur affronte intrigues politiques et colères divines. Dans ce second volet annoncé comme « l’aventure », chaque chevalier part prouver sa valeur aux quatre coins du monde.
Avenir et incertitudes autour de la trilogie
Malgré cette réussite artistique saluée pour son audace et sa singularité dans le paysage du cinéma français, quelques doutes subsistent quant à la suite. Le troisième film – centré sur le Graal, selon Astier – n’a pas encore trouvé sa forme définitive. L’artiste préfère temporiser : « J’attends de savoir qui je serai au moment d’écrire. »
Un pari osé donc, porté par une équipe investie jusqu’au dernier montage finalisé tout juste avant la sortie. Une chose est sûre : chez Kaamelott, rien n’est jamais écrit d’avance.
