Réforme des retraites suspendue : découvrez le nouvel âge légal pour partir à la retraite

Image d'illustration. Horloge symbolisant le passage du temps et la retraiteADN
Le report de la réforme des retraites bouleverse le calendrier initialement prévu. Découvrez comment cette suspension affecte concrètement l’âge auquel vous pourrez partir à la retraite, en fonction de votre année de naissance et de votre situation actuelle.
Tl;dr
- Suspension partielle de la réforme Borne jusqu’en 2027.
- Départ anticipé pour les générations 1964-1968.
- Nouvelle réforme possible après l’élection présidentielle.
La suspension de la réforme Borne : quelles conséquences concrètes ?
Les débats sur la réforme des retraites prennent un nouveau tournant. Ce mercredi 12 novembre 2025, l’Assemblée nationale a décidé de « la mise en œuvre de la réforme portée par Élisabeth Borne, au moins jusqu’à l’élection présidentielle prévue en 2027.
Un répit temporaire, certes, mais dont les effets se feront sentir différemment selon votre année de naissance.
Nés entre 1964 et début 1969 : des changements notables
Pour ceux nés en 1964, le report partiel du texte change sensiblement la donne. Initialement, la réforme imposait un départ à la retraite à 63 ans avec une exigence de 171 trimestres cotisés. Finalement, l’âge légal sera fixé à 62 ans et 9 mois et il ne faudra que 170 trimestres – soit un trimestre gagné sur chaque critère.
Ceux dont la naissance remonte au premier trimestre de 1965 bénéficient même d’un avantage plus marqué : ils pourront partir dès 62 ans et 9 mois et n’auront que 170 trimestres à valider, alors que les règles initiales prévoyaient respectivement 63 ans et 3 mois et 172 trimestres. Un gain double pour cette cohorte.
Quid des générations suivantes ? Pour celles nées d’avril 1965 à fin 1968, le relèvement progressif de l’âge légal reprendra son cours dès 2028. Les conditions évolueront ainsi :
- 63 ans pour les natifs d’avril à décembre 1965 (avec une exigence de 171 trimestres).
- Puis augmentation par paliers trimestriels jusqu’à atteindre, pour la génération 1968, un âge légal de départ fixé à 63 ans et 9 mois (et une obligation de valider 172 trimestres).
Dispositifs spécifiques : carrières longues et catégories actives
Un autre pan important concerne ceux qui ont commencé leur parcours professionnel tôt : le dispositif « carrières longues ». Là aussi, la suspension s’accompagne d’une mesure favorable : un trimestre supplémentaire pourra être gagné dans le calcul de l’âge minimal de départ. Cependant, cette adaptation ne sera effective qu’à compter du 1er septembre 2026, le temps que les caisses ajustent leurs systèmes d’information.
Même logique pour les fonctionnaires dits « catégories actives ou super-actives » (policiers, aides-soignantes, gardiens de prison…), également concernés par ce bonus d’un trimestre anticipé.
L’après-1969 et les incertitudes futures
Si vous êtes né après le premier trimestre 1969, rien ne bouge : la législation prévoit toujours un départ à partir de 64 ans avec au moins 172 trimestres cotisés.
Tout changement reste suspendu à une éventuelle nouvelle réforme qui pourrait surgir dans le sillage du scrutin présidentiel de 2027. En attendant, chacun devra composer avec ces nouveaux repères – tout sauf anodins quand il s’agit d’organiser sa fin de carrière professionnelle.
