Dès janvier 2026, les nouveaux parents pourront bénéficier du congé de naissance

Image d'illustration. Coin de nurserie magnifiquement aménagéADN
Les parents dont l’enfant naîtra à compter de janvier 2026 pourront bénéficier du nouveau congé de naissance. Cette mesure, attendue de longue date, clarifie les modalités d’accès pour les familles concernées par cette évolution du dispositif.
Tl;dr
- Nouveau congé de naissance dès janvier 2026.
- Indemnisation à 70% puis 60% du salaire net.
- Possibilité de fractionner le congé en deux périodes.
Un tournant pour les jeunes parents dès 2026
Le calendrier était scruté depuis plusieurs mois : c’est désormais officiel, le nouveau congé de naissance entrera en vigueur à partir de janvier 2026. La confirmation, tombée le 18 décembre dernier par la voix du ministère de la Santé auprès de l’AFP, met fin aux hésitations parlementaires qui ont animé les débats ces dernières semaines.
Les bénéficiaires ? Tous les parents dont l’enfant verra le jour après le 1ᵉʳ janvier prochain pourront prétendre à ce dispositif.
Des contours précisés après un long débat parlementaire
La mesure, portée par le gouvernement et annoncée par Emmanuel Macron début 2024 dans le cadre d’un « réarmement démographique » face au recul de la natalité, a connu des allers-retours entre l’Assemblée nationale et le Sénat.
Si la chambre haute souhaitait reporter son application à 2027, c’est finalement la date initiale de janvier 2026 qui a été retenue. Une clarification bienvenue, tant l’attente était forte du côté des futurs parents.
Modalités du nouveau congé : souplesse et incitation
Ce droit inédit, d’une durée modulable d’un ou deux mois selon le choix du salarié, pourra être pris en une seule fois ou fractionné en deux périodes équivalentes. Cette flexibilité vise avant tout à encourager tous les parents – notamment les pères – à s’en saisir pleinement. Parmi les arguments avancés par ses défenseurs figure la possibilité pour chaque parent de tisser un lien fort avec leur enfant, au-delà du seul congé paternité traditionnel. Comme l’explique la députée écologiste Sandrine Rousseau, « le fait de pouvoir fractionner, c’est la base. Un mois pour un père pour rester en plus du congé paternité, ça permet de nouer un lien particulier ».
Voici ce que prévoit concrètement le dispositif :
- Durée au choix: un ou deux mois.
- Périodes fractionnables: possibilité de diviser en deux temps distincts.
- Taux d’indemnisation fixés par décret : 70 % du salaire net sur le premier mois, puis 60 % sur le second.
L’attente reste sur la mise en œuvre technique
Reste un point d’interrogation : si l’échéance politique est arrêtée, sa traduction opérationnelle pourrait nécessiter quelques ajustements techniques « dans le courant de l’année », nuance prudemment le ministère.
Les modalités précises seront donc détaillées par décret dans les prochains mois. Pour l’heure, cette avancée sociale s’inscrit comme une réponse directe à l’évolution des attentes familiales… et une tentative assumée d’enrayer la baisse continue de la natalité française.
